La Nation Bénin...
Le relèvement du capital humain comme soubassement de l’action publique. Tel est le postulat du ''Wadagnisme'' esquissé au gré de la gouvernance actuelle. Avec le pari résolu, semble-t-il, que ne subsiste aucune déchéance sociale, telle Maricarmen, du nom de l’octogénaire au coeur du drame que l’actualité vient de nous projeter avec une forte sensibilité depuis l’Espagne.
La politique est sans âme, l’action publique manque de substance, si elle ne tient à cœur dans son déploiement de donner satisfaction aux populations. Cet état d’esprit est une position doctrinale chez le président Romuald Wadagni: l’amélioration du capital humain comme socle de l’action publique. C’est l’axe que défend son programme. Et il l’a réitéré récemment encore, en exhortant tous ceux qui sont engagés dans la mise en œuvre des mesures gouvernementales, à ne pas brutaliser mais à faire preuve plutôt de pédagogie.
Cette orientation fait écho à l'actualité internationale. Une précaution qui a fait défaut récemment en Espagne à propos de ce qu’il convient de qualifier de “dossier Maricarmen”, qui renvoie avec acuité à la necessité de prendre en charge les personnes vulnérables, au Bénin identifiés comme extrêmement pauvres.
Maricarmen
Maricarmen, l’octogénaire dont l’expulsion a suscité une vague de protestations énorme en Espagne, ayant abouti à la convocation d’élections anticipées, morte ce mercredi 7 octobre. Une disparition qui va sans doute rester dans les esprits, et qui met en relief la necessité de l’action publique axée sur l’homme. Si loin et si proche pourtant, ce drame qui se joue à Puerta del Sol, ne renvoie pas moins à d’autres demandes sociales ailleurs, y compris au Bénin où le taureau est heureusement pris par les cornes. La mesure relative à la prise en charge immédiate des urgences vitales dans les formations sanitaires sans payement préalable, devenue il y a peu une réalité, en est une illustration. Plus qu’impérieuse, cette mesure vient répondre à une nécessité vitale, à une demande sociale. Et elle tient de sens, s’inscrivant dans une dynamique désormais voulue systémique.
Promesse tenue
Alors qu’il avait un boulevard ouvert devant lui, Romuald Wadagni a mis étonnamment un soin méticuleux à baliser les aspérités, en inscrivant l’humain au cœur de son programme. La campagne terminée, le candidat “RoW” qui y a brillé par sa communion avec ses compatriotes, et y a puisé le substrat de certaines interventions de l’État béninois aujourd’hui, ne fait aucune différence avec le président Romuald Wadagni. Chose promise, chose due, il joue sans fausse note aucune la partition écrite pendant la campagne présidentielle, en honorant ses promesses électorales. Contrairement à l’assertion politicienne selon laquelle les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient. C’est inouï et suffisamment rare pour être souligné!
Le social, qu’il a voulu central dans sa gouvernance, loin d’être une garniture cosmétique, en est la lame de fond. Et point n’est besoin encore d’égrener le chapelet des mesures sociales prises en moins de 100 jours seulement de sa gouvernance, pour attester de cette tendance de l’action gouvernementale.
Le président Wadagni entendait donner un visage humain à la discipline budgétaire qui le caractérise et rapprocher l’action publique du quotidien des ménages. Aussi, son programme d’action gouvernementale met-il l’accent sur la réduction de l’extrême pauvreté. Il s’agit de diffuser les fruits de la croissance, devenue structurelle dans tout le corps social, après une décennie qui a servi à remettre l’État debout. C’est la case avisée à cocher.
Le pari social
Le pari du septennat qui s’ouvre est, dans cette veine, de sortir l’État béninois d’une logique de secours ponctuel pour entrer dans une logique d’architecture sociale pérenne dans les secteurs de la santé et de la protection sociale notamment.
Après la remise en ordre donc, la mise à portée, après l’État restauré, et place surtout à l’État qui veille à l’épanouissement du capital humain, au-delà de l’accès aux services de base, notamment en matière de santé et de protection sociale. Ce, dans une dynamique de géographie économique du ruissellement que traduit excellemment la territorialité des six pôles régionaux adoptée. L’approche ''wadagnienne'' se veut éloquemment un outil de diffusion de la croissance sur l’ensemble du territoire. Preuve qu’il n’est de richesse que d’homme et de développement que pour l’homme.
Le président de la République a inscrit l'humain au coeur de son programme