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Journée internationale de la fille 2026: Les acteurs résolument engagés contre le mariage des enfants

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Le Bénin a célébré la 15e édition de la Journée internationale de la fille, mardi 6 octobre dernier ; une édition placée sous le thème « Mettre fin au mariage d'enfants, investir dans le droit des filles et soutenir leur leadership pour un avenir meilleur ». A cette occasion, les acteurs impliqués ont passé en revue les avancées enregistrées par le pays, les défis persistants et les engagements nécessaires pour renforcer la protection des filles.

Par   Ariel GBAGUIDI, le 07 oct. 2026 à 02h11 Durée 2 min.
#Journée internationale de la fille

Au Bénin, la lutte contre les violences faites aux filles est implacable depuis quelques années. Grâce à son arsenal juridique, le pays protège mieux ses enfants filles, favorisant ainsi leur épanouissement, leur autonomisation et leur émergence.

La célébration de la 15e édition de la Journée internationale de la fille, mardi dernier, témoigne de l’attachement du pays à mieux protéger l’avenir de ses filles et adolescentes. Après les interventions de Gaston Sossou, représentant le préfet du Littoral, et d’Auréole Kponon qui a porté la voix des filles et rappelé leur volonté de prendre une part active aux actions engagées pour leur protection et leur avenir, Ousmane Niang, représentant la coordinatrice du Système des Nations Unies au Bénin, a salué les efforts engagés par le gouvernement béninois dans la réduction du mariage des enfants, tout en soulignant que les progrès réalisés doivent être accompagnés d’efforts supplémentaires.

Ousmane Niang rappelle qu’investir dans les droits, la protection, l’éducation et l’autonomisation des filles constitue un investissement dans le développement du pays. Il a insisté sur la nécessité d’agir sur plusieurs fronts, notamment l’évolution des normes sociales, l’accès des filles à l’information, leur maintien à l’école et leur accès aux services de protection. Le représentant de l’Unicef au Bénin a appelé les pouvoirs publics à poursuivre leurs investissements, les acteurs locaux et les partenaires techniques et financiers à renforcer leur accompagnement en faveur des filles béninoises. Il assure que le Système des Nations unies réaffirme sa disponibilité à accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre du Programme national de lutte contre le mariage des enfants et dans les actions en faveur de l’éducation, de la protection et de l’autonomisation des filles.

Au nom des partenaires techniques et financiers du groupe thématique Genre et Protection sociale, Evelyne Dabiré, ambassadrice du Canada, a félicité le Bénin pour ses actions en faveur des filles. Elle a notamment salué les initiatives visant à favoriser l’accès et le maintien des filles à l’école, à renforcer leur protection et à promouvoir leur autonomisation.

L’ambassadrice a également insisté sur la nécessité de donner davantage de place à la parole des filles. « Votre voix compte, vos rêves comptent, votre avenir compte. Vous avez le droit de rêver grand », leur a-t-elle lancé, les encourageant à s’exprimer, à faire leurs propres choix et à prendre leur place dans la société.


Préserver les acquis et aller plus loin

Dans son manteau de père mais aussi de ministre chargé de la Mobilisation des ressources extérieures et de la Gestion de la dette, Hugues Oscar Lokossou, a insisté sur la nécessité d’écouter davantage les filles. Pour sa part, il a assuré de la détermination de son ministère à atteindre les objectifs du Programme national de lutte contre le mariage des enfants. A cet égard, il a fait trois annonces liées au financement. Il s’agit de sécuriser les ressources nécessaires dans le budget national, de renforcer le dialogue avec les partenaires afin d’inscrire les financements dans la durée, et de mieux utiliser les différents instruments de financement disponibles.

Véronique Tognifodé, ministre de la Famille et de l’Action sociale, de son côté a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre les actions en faveur des filles. Elle a alors appelé à une mobilisation forte et durable de tous les acteurs afin qu’aucune fille ne soit privée de son enfance, de son éducation ou de son avenir. « Votre protection est une priorité pour l'État et ses partenaires pour investir dans vos droits et soutenir votre leadership », a-t-elle déclaré à l’endroit des filles.

A l’instar de plusieurs acteurs et intervenants, la ministre a rappelé que la protection des enfants contre le mariage précoce est une responsabilité collective, appelant ainsi parents, familles, communautés, enseignants, professionnels de santé, travailleurs sociaux, autorités, justice, leaders religieux et traditionnels à agir pour faire reculer durablement le mariage des enfants.