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Sortie de la 48e promotion du Cofeb: Une étape franchie vers les métiers stratégiques de la finance africaine

Economie
Les diplômés de la 48e  promotion du Cofeb Les diplômés de la 48e promotion du Cofeb

Le Centre ouest africain de Formation et d'Études bancaires (Cofeb), institution de référence de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (Bceao), a célébré, samedi 25 juillet dernier à Dakar, la clôture de la première phase de formation de sa 48e promotion. Une cérémonie empreinte de solennité qui a réuni autorités de la Bceao, représentants des administrations publiques, dirigeants d'institutions financières, universitaires, enseignants, alumni et familles des auditeurs.

Par   Kokouvi EKLOU, le 29 juil. 2026 à 07h30 Durée 2 min.
#Cofeb #BCEAO

Les trente auditeurs de la 48e promotion du Centre ouest-africain de Formation et d'Études bancaires (Cofeb), après neuf mois de parcours académique intensif, s'apprêtent à entamer la seconde étape de leur cursus, consacrée aux stages pratiques et à la rédaction de leur mémoire de Master en Finance et Gestion bancaire.

La cérémonie consacrant la fin de la première étape de leur formation a permis à Der Rogatien Poda, vice-gouverneur de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (Bceao) de rappeler le rôle stratégique du Cofeb dans le développement des compétences des cadres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Face aux profondes mutations que connaissent les secteurs bancaire et financier, il a insisté sur la nécessité de former des professionnels capables d'anticiper les transformations liées notamment à la digitalisation, à l'intelligence artificielle, à l'inclusion financière et à la finance durable.

« Former une élite africaine capable d'accompagner les mutations économiques et financières constitue plus que jamais une priorité », a-t-il affirmé, soulignant que le capital humain demeure le principal levier de la vision stratégique décennale de la Bceao.

L’évènement a également été l'occasion de saluer le travail des enseignants, dont le représentant, le professeur Babacar Sène, a rendu hommage à la détermination des auditeurs.

Durant neuf mois, les futurs diplômés ont dû concilier exigences académiques, rigueur intellectuelle et engagement personnel. Selon lui, cette période leur a permis de développer bien davantage que des compétences techniques.

« Vous repartez avec un esprit critique renforcé, une solide éthique professionnelle et des valeurs qui guideront votre carrière », a-t-il déclaré, invitant les auditeurs à poursuivre leur quête permanente de connaissances, à cultiver l'innovation et à exercer leurs futures responsabilités avec intégrité.

Les enseignants ont également rappelé que la réussite des auditeurs repose sur un engagement collectif associant la Bceao, le corps professoral, les structures d'origine des participants ainsi que leurs familles.

Une nouvelle étape avant le diplôme

Les responsables du Cofeb ont insisté sur la nécessité de former des dirigeants capables d'innover, d'anticiper les risques, d'accompagner les transitions économiques et de proposer des solutions adaptées aux réalités africaines.

Les futurs diplômés ont ainsi été invités à devenir des acteurs du changement, appelés à renforcer la résilience des institutions publiques et financières de l'espace Uemoa.

Si cette cérémonie marque la fin de la phase théorique, le parcours n'est pas encore achevé. Les auditeurs poursuivront leur formation à travers des stages professionnels et la rédaction de leur mémoire de fin de cycle, ultime étape avant l'obtention du Master en Finance et Gestion bancaire.

Le vice-gouverneur de la Bceao les a encouragés à conserver l'esprit de rigueur, d'intégrité et d'excellence cultivé durant cette période de formation, tout en les invitant à maintenir les liens de solidarité tissés au sein de leur promotion et de la communauté des alumni.

En clôturant officiellement cette première phase, il a rappelé que l'éducation demeure le principal moteur du développement du continent et que les futurs diplômés sont désormais appelés à mettre leurs compétences au service des économies africaines.