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Femmes, paix et sécurité en Afrique: L'Union africaine appelle à transformer les engagements en actions

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Le séminaire ministériel de haut niveau du Conseil de paix et de sécurité (Cps) de l’Union africaine consacré à l’agenda « Femmes, paix et sécurité» s’est achevé, mercredi 9 septembre, à Cotonou, sur un appel à accélérer la mise en œuvre des engagements en faveur de la participation des femmes aux mécanismes de paix et de sécurité sur le continent. 

Par   Isidore GOZO, le 11 sept. 2026 à 07h40 Durée 3 min.
#Union africaine

Le passage des engagements aux actes s’impose désormais comme le principal défi pour une participation effective des femmes à la paix et à la sécurité en Afrique. C’est l’un des messages forts de la clôture, mercredi 9 septembre à Cotonou, du séminaire ministériel de haut niveau du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, consacré à l’agenda « Femmes, paix et sécurité ». Organisée dans le cadre de la deuxième édition du processus de Swakopmund, la rencontre a notamment mis l’accent sur le renforcement du leadership féminin, la protection des femmes et leur participation effective aux processus de prévention des conflits, de médiation et de reconstruction. Au terme des échanges, une conviction s’est imposée. La participation des femmes aux processus de paix et de sécurité ne saurait se limiter à une représentation symbolique. Elle constitue une nécessité stratégique pour la stabilité et la résilience du continent.

Prenant la parole, Liberata Mulamula, envoyée spéciale du président de la Commission de l’Union africaine pour les femmes, la paix et la sécurité, a estimé que l’Afrique dispose déjà de nombreux engagements en faveur de cet agenda. Le principal défi réside désormais dans leur traduction en résultats concrets et mesurables.

« L’Afrique ne manque pas d’engagements en faveur des femmes, de la paix et de la sécurité. Ce dont nous avons besoin maintenant, c’est d’une plus grande détermination pour transformer ces engagements en changements mesurables dans la vie des femmes et des filles », a-t-elle souligné. Pour l’envoyée spéciale de l’Union africaine, il est désormais nécessaire de repenser les méthodes d’action. Elle a appelé à renforcer la responsabilité des acteurs, à investir davantage dans le leadership des femmes et à rapprocher les femmes artisanes de la paix des décideurs. Elle a également plaidé pour une meilleure intégration de l’agenda « Femmes, paix et sécurité » dans l’architecture africaine de paix et de sécurité. Liberata Mulamula a invité les participants à quitter Cotonou avec la volonté de passer des discours aux actes. « Nous avons beaucoup parlé. Maintenant, nous devons agir », a-t-elle lancé, estimant que la réussite du processus de Swakopmund dépendra de la capacité des différents acteurs à unir leurs efforts.

Nouvel élan

Au nom du ministre béninois des Affaires étrangères, l’ambassadeur Marius Loko a, pour sa part, réaffirmé l’engagement du Bénin en faveur de la participation des femmes aux processus de paix et de sécurité. Il a notamment rappelé que les échanges ont mis en évidence la nécessité de renforcer la protection des femmes contre toutes les formes de violence. Dans ce cadre, il a évoqué la convention de l’Union africaine sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles, adoptée en février 2025. Selon lui, le Bénin est engagé dans le processus de signature et de ratification de cet instrument continental, actuellement dans sa phase finale. Le pays espère ainsi pouvoir annoncer prochainement des avancées dans ce domaine.

La représentation des femmes dans les instances de décision a également occupé une place importante dans les discussions. L’ambassadeur Marius Loko a appelé à poursuivre les efforts en vue d’atteindre l’objectif de parité de 50 %, tout en soulignant que la présence des femmes autour des tables de négociation ne suffit pas. « Au-delà des quotas, nous devons surtout investir dans les compétences, l’expertise, le leadership et le professionnalisme des femmes », a-t-il déclaré. L’objectif est de leur permettre d’être non seulement présentes dans les espaces de décision, mais également crédibles, influentes et capables de peser sur les décisions. Pour le représentant du ministre, la présidence du Bénin au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, au cours de ce mois de septembre, doit être un moment d’action autant que de réflexion. Les conclusions du séminaire de Cotonou devraient ainsi contribuer, selon lui, à donner un nouvel élan à la mise en œuvre de l’agenda « Femmes, paix et sécurité » sur le continent. « Que Cotonou ne soit pas seulement le lieu où nous avons parlé de la participation des femmes à la paix, mais le lieu où nous avons décidé ensemble d’aller plus loin », a-t-il affirmé, appelant à progresser dans la prévention, la protection, le leadership et surtout dans l’action.

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