La Nation Bénin...
Le festival « Les Rendez-vous Soheja », désormais rebaptisé Gospel Music Challenge, a officiellement lancé sa 7e saison, ce lundi 11 mai à Cotonou. Romain Agbangla et Assy Kiwah, respectivement promoteur et coordinatrice du festival, ont présenté les innovations majeures de cette nouvelle édition ainsi que leurs ambitions pour la promotion des talents gospel béninois.
Après six saisons, le festival «Les Rendez-vous Soheja» entend franchir une nouvelle étape en renforçant son identité, son impact artistique et son ouverture à l’international. Désormais appelé Gospel Music Challenge, l’événement veut afficher clairement son orientation artistique dès sa première identification. « Nous voudrions qu’à la première prononciation, on puisse savoir ce qu’on fait », a expliqué l’artiste Assy Kiwah, coordonnatrice du festival. «Soheja, c’est authentique, c’est vrai. Mais souvent les gens se demandaient quel genre de compétition c’était. Nous avons pensé qu’il fallait mettre le gospel pour qu’on sache que nous sommes purement une compétition de chant et de musique gospel. », a-t-elle ajouté. Selon le promoteur, ce festival est devenu au fil des années une véritable plateforme de révélation de jeunes talents dans plusieurs disciplines artistiques liées à l’univers gospel. Parmi les innovations annoncées pour cette saison 7 figure la réorganisation de la remise des prix. Cette saison, les distinctions seront remises lors d’un géant concert prévu le 20 décembre prochain. L’objectif, selon Assy Kiwah, est de maintenir les lauréats dans une dynamique professionnelle après la compétition afin de faciliter la réalisation des projets musicaux liés au festival. « Nous avons remarqué qu’après la compétition, les lauréats vont dans tous les sens et qu’on n’arrive plus à les mobiliser autour de la réalisation de l’album prévu à la fin de chaque édition», a-t-elle expliqué.
Ce grand concert marquera également le lancement officiel des productions musicales des gagnants et sera porté par la présence de Déborah Lukalu, annoncée pour la première fois au Bénin.
Un programme de formation
Pour Romain Agbangla, le Gospel Music Challenge ne doit pas être perçu uniquement comme un concours artistique. Le promoteur insiste avant tout sur la dimension pédagogique du projet. « Les Rendez-vous Soheja se veulent une plateforme d’instruction artistique et de renforcement des capacités », a-t-il affirmé. Selon lui, de nombreux jeunes artistes béninois exercent leur art sans véritable formation professionnelle ni accompagnement structuré. Le festival veut ainsi leur offrir des opportunités de formation, de coaching et de réseautage afin de leur permettre de vivre pleinement de leur talent. «Nous avons des voix, de grands danseurs, de grands humoristes capables de rivaiser avec des artistes internationaux, mais ils ne sont pas connectés », a regretté Romain Agbangla. Il faut noter que Gospel Music Challenge saison 7 comprend sept catégories de compétitions artistiques ouvertes aux chanteurs, danseurs, humoristes et autres talents évoluant dans l’univers gospel.
Les inscriptions resteront ouvertes jusqu’au 31 mai. Les candidats devront soumettre une vidéo de performance d’au moins 45 secondes via la plateforme numérique du festival. Le programme prévoit plusieurs étapes, notamment des auditions, des formations, des séances de coaching, une immersion artistique et une résidence dénommée « Académie Soheja». Cette résidence permettra aux finalistes d’être encadrés par des professionnels avant la grande finale. Les organisateurs annoncent également que les prestations seront évaluées sous le contrôle d’un huissier de justice afin de garantir « l’équité et la transparence » de la compétition. Le calendrier dévoilé lors de la conférence prévoit une phase de formation et d’immersion durant le mois de juillet. La grande finale du Gospel Music Challenge est quant à elle annoncée pour le 23 août au Palais des Congrès de Cotonou.
Après cette finale, les lauréats bénéficieront d’un accompagnement artistique incluant la production de singles audiovisuels avant la cérémonie officielle de remise des prix prévue en décembre.
Après les immersions organisées lors des précédentes saisons, notamment un voyage à Dubaï offert à certains lauréats, le festival veut désormais multiplier les collaborations avec des artistes et partenaires étrangers. « Nous voulons que ces talents puissent vivre de leur art », a insisté Romain Agbangla, convaincu que le Bénin dispose d’un important vivier artistique encore sous-exploité.
L’objectif est de maintenir les lauréats dans une dynamique professionnelle après la compétition