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Lutte contre les trafics illicites: Plus de 200 tonnes de médicaments dangereux incinérées par l’Anracs

Société

L’Agence nationale de recouvrement des avoirs confisqués et saisis (Anracs) a procédé à l’incinération de plus de 200 tonnes de médicaments frauduleux, mercredi 25 mars dernier à Ouidah. Une opération d’envergure menée sous l’autorité judiciaire, qui marque une étape majeure dans la lutte contre les circuits pharmaceutiques clandestins.

Par   Arnaud DOUMANHOUN, le 31 mars 2026 à 11h01 Durée 3 min.
#Anracs

Plus de 200 tonnes de médicaments saisis ont été réduites en cendres par l’Agence nationale de recouvrement des avoirs confisqués et saisis (Anracs), dans le cadre d’une action coordonnée avec les autorités judiciaires et sécuritaires. Placée sous l’égide du ministère de la Justice et de la Législation, cette opération fait suite à une décision de justice autorisant la destruction de ces produits jugés dangereux pour la santé publique. Les médicaments, issus de divers réseaux de trafic, ont été convoyés sous haute sécurité vers le site de Ouèssè, dans le département de l’Atlantique, où ils ont été incinérés en présence des autorités compétentes et des médias. Le convoi, escorté par les forces de l’ordre, a mobilisé d’importants moyens logistiques. Sur place, sapeurs-pompiers et officiers de police judiciaire ont veillé au bon déroulement de l’opération, garantissant une destruction complète et contrôlée des produits saisis. L'opération a été conduite sous la supervision de Florent Gnansomon, directeur général de l’Anracs, qui a salué une action « conforme aux exigences judiciaires et sanitaires». Selon les organisateurs, cette étape concerne exclusivement les médicaments, tandis que la destruction des stupéfiants saisis est reportée à une date ultérieure.

Ce report s’explique notamment par les contraintes liées au calendrier électoral, ainsi que par la mobilisation du personnel sécuritaire actuellement engagé sur le terrain dans le cadre des opérations électorales. Au-delà de l’aspect technique, cette initiative traduit une volonté affirmée de renforcer la lutte contre les trafics pharmaceutiques. Les circuits clandestins de médicaments représentent en effet une menace sérieuse pour la santé des populations, en raison de la qualité douteuse des produits et des risques sanitaires associés.

Créée en 2022, l’Anracs joue un rôle central dans la politique de lutte contre la criminalité économique et les trafics illicites. L’institution est chargée de la gestion, de la valorisation et de la cession des biens saisis ou confisqués dans le cadre de procédures judiciaires. Elle intervient également en appui aux juridictions pour l’identification et la gestion des avoirs criminels. Ses missions couvrent notamment l’administration des biens saisis, le recouvrement des fonds au profit de l’État, ainsi que le renforcement des capacités des acteurs judiciaires en matière de saisies pénales.

A travers cette opération d’incinération, les autorités entendent envoyer un signal fort aux réseaux de trafiquants. La destruction massive de ces produits illicites illustre une politique de tolérance zéro face aux activités qui compromettent la santé publique et l’intégrité du système pharmaceutique national. Cette action s’inscrit dans une dynamique plus large de sécurisation des circuits de distribution des médicaments au Bénin, avec pour objectif de protéger durablement les populations contre les risques liés aux produits de contrebandenPlus de 200 tonnes de médicaments saisis ont été réduites en cendres par l’Agence nationale de recouvrement des avoirs confisqués et saisis (Anracs), dans le cadre d’une action coordonnée avec les autorités judiciaires et sécuritaires. Placée sous l’égide du ministère de la Justice et de la Législation, cette opération fait suite à une décision de justice autorisant la destruction de ces produits jugés dangereux pour la santé publique. Les médicaments, issus de divers réseaux de trafic, ont été convoyés sous haute sécurité vers le site de Ouèssè, dans le département de l’Atlantique, où ils ont été incinérés en présence des autorités compétentes et des médias. Le convoi, escorté par les forces de l’ordre, a mobilisé d’importants moyens logistiques. Sur place, sapeurs-pompiers et officiers de police judiciaire ont veillé au bon déroulement de l’opération, garantissant une destruction complète et contrôlée des produits saisis. L'opération a été conduite sous la supervision de Florent Gnansomon, directeur général de l’Anracs, qui a salué une action « conforme aux exigences judiciaires et sanitaires». Selon les organisateurs, cette étape concerne exclusivement les médicaments, tandis que la destruction des stupéfiants saisis est reportée à une date ultérieure.

Ce report s’explique notamment par les contraintes liées au calendrier électoral, ainsi que par la mobilisation du personnel sécuritaire actuellement engagé sur le terrain dans le cadre des opérations électorales. Au-delà de l’aspect technique, cette initiative traduit une volonté affirmée de renforcer la lutte contre les trafics pharmaceutiques. Les circuits clandestins de médicaments représentent en effet une menace sérieuse pour la santé des populations, en raison de la qualité douteuse des produits et des risques sanitaires associés.

Créée en 2022, l’Anracs joue un rôle central dans la politique de lutte contre la criminalité économique et les trafics illicites. L’institution est chargée de la gestion, de la valorisation et de la cession des biens saisis ou confisqués dans le cadre de procédures judiciaires. Elle intervient également en appui aux juridictions pour l’identification et la gestion des avoirs criminels. Ses missions couvrent notamment l’administration des biens saisis, le recouvrement des fonds au profit de l’État, ainsi que le renforcement des capacités des acteurs judiciaires en matière de saisies pénales.

A travers cette opération d’incinération, les autorités entendent envoyer un signal fort aux réseaux de trafiquants. La destruction massive de ces produits illicites illustre une politique de tolérance zéro face aux activités qui compromettent la santé publique et l’intégrité du système pharmaceutique national. Cette action s’inscrit dans une dynamique plus large de sécurisation des circuits de distribution des médicaments au Bénin, avec pour objectif de protéger durablement les populations contre les risques liés aux produits de contrebande.