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L’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), encore appelée adénome, et le cancer de la prostate touchent le même organe, mais ne présentent ni la même nature ni les mêmes risques. Si la première correspond à une augmentation non cancéreuse du volume de la prostate, le second résulte du développement de cellules malignes. Le docteur Oscar GBEKE explique les principales différences entre ces deux affections.
L’adénome, une augmentation bénigne du volume de la prostate
Avec l’âge, le volume de la prostate peut augmenter progressivement. Ce phénomène, appelé hypertrophie bénigne de la prostate, concerne particulièrement les hommes âgés. Le docteur Oscar GBEKE précise que cette affection est liée à l’action prolongée des hormones masculines, notamment la dihydrotestostérone (DHT), issue de la transformation de la testostérone.
« Le mot bénin est capital. Il signifie que ce n’est pas un cancer », explique le médecin. Cette augmentation du volume de la glande ne provoque pas de métastases et ne correspond pas à une prolifération de cellules cancéreuses. Elle peut toutefois entraîner des difficultés urinaires. En grossissant, la prostate comprime l’urètre, le canal par lequel l’urine est évacuée. L’homme peut alors ressentir des envies fréquentes d’uriner, surtout la nuit, avoir un jet urinaire faible ou éprouver des difficultés à vider sa vessie.
Le médecin souligne également que l’HBP peut être prise en charge par des médicaments qui agissent sur les mécanismes hormonaux ou par une intervention chirurgicale lorsque les troubles deviennent importants.
Le cancer, une maladie aux conséquences potentiellement graves
Le cancer de la prostate obéit à un autre mécanisme. Il résulte de la multiplication anarchique de cellules malignes au sein de la glande. « Le cancer de la prostate est une maladie potentiellement grave qui peut s’étendre aux os et aux organes voisins si elle n’est pas soignée à temps », rappelle le docteur Oscar GBEKE.
Contrairement à l’adénome, le cancer peut évoluer sans provoquer de manifestations particulières à ses débuts. Le médecin attire ainsi l’attention sur son caractère parfois silencieux. À un stade plus avancé, des troubles urinaires, du sang dans les urines ou le sperme et des douleurs osseuses peuvent apparaître. Toutefois, ces signes ne suffisent pas à confirmer la maladie.
Un diagnostic précis pour une prise en charge adaptée
Le toucher rectal et le dosage sanguin de l’antigène prostatique spécifique (PSA) font partie des examens qui orientent l’évaluation de la prostate. En cas de suspicion de cancer, une IRM et une biopsie peuvent être nécessaires pour établir le diagnostic.
Le docteur Oscar GBEKE rappelle ainsi l’importance de ne pas confondre les deux affections. L’adénome peut nécessiter une prise en charge pour soulager les troubles urinaires, tandis que le traitement du cancer dépend notamment de son stade et de son agressivité. Surveillance active, chirurgie, radiothérapie ou hormonothérapie figurent parmi les possibilités thérapeutiques.
Adénome et cancer ne sont donc pas synonymes. Seul un bilan médical permet de déterminer l’origine des troubles et d’orienter le patient vers le traitement approprié.