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Novembre Bleu : prévenir, dépister et agir pour préserver la santé masculine

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Chaque mois de novembre, la campagne Novembre Bleu invite les hommes à accorder davantage d’attention à leur santé. Axée notamment sur les cancers de la prostate et des testicules, cette mobilisation rappelle l’importance de la prévention, du dépistage adapté et des consultations médicales.

Par   Essènandé Florence KOUMENOUGBO (Coll), le 01 nov. 2026 à 11h26 Durée 4 min.
#novembre bleu

Parler de santé masculine reste parfois difficile. Par pudeur, par crainte du diagnostic ou faute d’informations, certains hommes repoussent les consultations et minimisent les signes inhabituels. Pourtant, les maladies cardiovasculaires, le diabète et les cancers figurent parmi les problèmes de santé qui nécessitent une attention particulière. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le tabagisme, la consommation d’alcool, la mauvaise alimentation et le manque d’activité physique comptent parmi les principaux facteurs de risque de nombreuses maladies non transmissibles.

Mieux connaître les risques pour agir à temps

 

Parmi les cancers masculins, celui de la prostate mérite une attention particulière. Son risque augmente avec l’âge et les antécédents familiaux constituent également un facteur de vigilance. Selon le National Cancer Institute (NCI), l’Institut national du cancer des États-Unis, la maladie peut évoluer sans provoquer de symptômes au début. Des difficultés à uriner, un jet urinaire faible, des envies fréquentes d’uriner, notamment la nuit, ou la présence de sang dans les urines ou le sperme justifient toutefois une consultation médicale. Ces signes peuvent aussi être liés à d’autres affections de la prostate.

 

Le dosage sanguin de l’antigène prostatique spécifique (PSA) fait partie des examens utilisés pour rechercher une anomalie. Toutefois, un taux élevé ne signifie pas nécessairement la présence d’un cancer. Le NCI souligne également les limites de cet examen, notamment le risque de résultats faussement positifs. Il est donc important d’échanger avec un professionnel de santé afin d’évaluer son intérêt selon l’âge, les antécédents et les facteurs de risque.

 

La prévention passe aussi par des habitudes simples. L’OMS recommande notamment de pratiquer une activité physique régulière, de privilégier une alimentation équilibrée, de maintenir un poids sain et d’éviter le tabac. Selon ses estimations, environ 38 % des cancers pourraient être évités grâce à la réduction des facteurs de risque connus et à des mesures de prévention adaptées.