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Lutte contre la nuisance des moustiques : Le Bénin intensifie la résilience des populations

Santé
Lutte contre la nuisance des moustiques Lutte contre la nuisance des moustiques

Face au danger mortel que constitue le paludisme, le gouvernement renforce ses actions en faveur de la lutte contre les piqûres de moustiques et le traitement des patients en cas de maladie. Des actions ciblent les ménages, les communautés villageoises et urbaines. Les centres de santé et hôpitaux restent en alerte.

Par   Fortuné SOSSA (Coll.), le 20 août 2026 à 10h40 Durée 3 min.
#Lutte contre la nuisance des moustiques

Sept heures à Djidja. Une femme descend d’un taxi-moto et se dirige vers le dispensaire, les pas rapides, un enfant dans les bras. Elle est inquiète, désemparée et bouleversée. L’infirmier de permanence, à sa vue avec l’enfant, une petite fille aux yeux pâles et grimaçants, soupçonne immédiatement le paludisme.

Mais, protocole oblige ! Il fait asseoir la dame, lui pose des questions au sujet de l’enfant. « Elle chauffe tout le temps, vomit tout ce qu’elle mange », répond-elle.

L’infirmier pose immédiatement le thermomètre dans l’aisselle droite de l’enfant, procède au test de diagnostic rapide et prend sa masse corporelle. Quelques minutes après, son soupçon se confirme. L’enfant souffre du paludisme, maladie causée par des piqûres de moustiques et redoutée comme mortelle. C’est parti alors pour trois jours d’hospitalisation et une série de médications complémentaires.

Ainsi, les structures sanitaires reçoivent régulièrement des cas de paludisme, surtout en saison pluvieuse et de forte humidité. Fort heureusement, le ministère de la Santé mène une campagne intensive sur le terrain afin d’endiguer le mal. Cette campagne intègre des distributions périodiques de moustiquaires imprégnées au sein des ménages, un don spécial de moustiquaires imprégnées et de vitamines aux femmes enceintes en consultation prénatale dans les centres de santé publics, la pulvérisation de larvicides dans certaines communes, etc.

Financée à hauteur de 2,3 millions de dollars par le Japon, cette pulvérisation introduit des technologies innovantes telles que la cartographie géospatiale, les drones et l’intelligence artificielle pour mieux identifier les zones à risque, renforcer la surveillance environnementale et améliorer la lutte contre les gîtes larvaires.