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Contraception masculine : un implant à l’essai pour élargir les choix des couples

Santé

En France, une équipe associée au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Lille développe STEOM, un dispositif contraceptif masculin sans hormones et conçu pour être réversible. Encore au stade expérimental, ce projet pourrait élargir les possibilités contraceptives et favoriser un meilleur partage des responsabilités au sein des couples.

Par   Essènandé Florence KOUMENOUGBO (Coll.), le 24 oct. 2026 à 20h36 Durée 2 min.
#Contraception #Centre hospitalier universitaire

La contraception masculine pourrait bientôt compter une nouvelle option. Baptisé STEOM, le dispositif conçu par la docteure Julie Prasivoravong, médecin andrologue, vise à bloquer temporairement le passage des spermatozoïdes. Son principe repose sur un mécanisme physique, sans recours aux hormones.

Présenté comme un « stérilet masculin », il est destiné aux canaux déférents, qui transportent les spermatozoïdes, et non à l’utérus comme le dispositif féminin. Sa pose nécessiterait une petite incision au niveau du scrotum, sous anesthésie locale. Conçu pour agir pendant trois ans, il pourrait ensuite être retiré. Son efficacité et la récupération de la fertilité après le retrait restent toutefois à confirmer.

Davantage de choix pour les couples

Aujourd’hui, les femmes disposent de plusieurs méthodes contraceptives, dont la pilule, l’implant hormonal et le dispositif intra-utérin. Chez les hommes, les principales options restent le préservatif et la vasectomie, une intervention destinée à assurer une contraception permanente.

Si les recherches confirment son efficacité et sa sécurité, STEOM pourrait offrir aux hommes une nouvelle possibilité de participer à la prévention des grossesses. Pour les couples, cette option permettrait de diversifier les choix selon leurs préférences et leurs projets de vie. Elle pourrait également réduire la charge contraceptive supportée par certaines femmes et encourager un dialogue plus équilibré sur cette responsabilité.

Toutefois, le dispositif ne conviendra pas nécessairement à tous. Ses éventuels effets indésirables, son coût, son acceptabilité et sa réversibilité devront être évalués. Il ne protégera pas non plus contre les infections sexuellement transmissibles. Le préservatif conservera donc toute son importance dans leur prévention.

Des essais encore nécessaires

Le projet STEOM a remporté le Grand Prix du concours d’innovation i-Lab 2026, avec un financement annoncé de 500 000 euros pour soutenir son développement. Des essais précliniques sont prévus avant les essais cliniques chez l’homme, envisagés autour de 2031. Une éventuelle commercialisation dépendra des résultats obtenus et des autorisations réglementaires.