La Nation Bénin...
Alors que la cybercriminalité financière
fait l’objet d’une traque constante, la prolifération de faux comptes usurpant
l’identité de ministres, de directeurs d’institutions ou d’artistes béninois
prend une ampleur inquiétante. Entre arnaques ciblées et diffusion de fausses
informations, ce phénomène constitue un défi sécuritaire et sociétal majeur qui
pousse les autorités à durcir le ton.
Sur des plateformes comme Facebook, Telegram ou WhatsApp, il suffit de quelques minutes pour dupliquer la photo officielle, le nom et la biographie d’une haute autorité ou d’une personnalité publique reconnue. Ce stratagème, habilement orchestré par des individus malintentionnés, vise à abuser de la confiance des citoyens. En se faisant passer pour des membres du gouvernement, des chefs d’institutions ou des artistes en vogue, ces usurpateurs parviennent à instaurer un climat de fausse proximité avec leurs abonnés pour mieux les tromper.
Le mode opératoire varie selon les objectifs visés, allant de la promesse fallacieuse de subventions étatiques et d’aides financières à l’organisation de faux recrutements. Les internautes, séduits par l’idée d’interagir directement avec une figure influente, baissent leur garde et tombent dans le piège. Derrière ces écrans se cachent en réalité des cybercriminels déterminés à extorquer des fonds sous prétexte de frais de dossier ou de transactions fictives.
Face à cette recrudescence, le gouvernement béninois, par l’entremise du Centre national d’investigations numériques (CNIN), monte régulièrement au créneau pour alerter l’opinion publique sur ces vagues d’escroqueries et démanteler les réseaux derrière ces faux profils.
Au-delà du préjudice purement financier, cette usurpation systématique fragilise la cohésion sociale et entame la crédibilité des institutions de la République. La confusion semée par ces messages trompeurs perturbe le débat public et engendre un sentiment persistant de méfiance numérique au sein de la population. C’est pourquoi la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) rappelle avec fermeté que ces actes constituent des infractions sévèrement punies par le Code du numérique en République du Bénin.
Face à cette menace persistante, les
autorités appellent à la plus grande vigilance. Le signalement systématique des
comptes suspects, la vérification des badges de certification sur les réseaux
sociaux et la sensibilisation accrue des utilisateurs demeurent les principaux
remparts pour nettoyer la toile béninoise de ces imposteurs.
Usurpation d’identité sur les réseaux sociaux au Bénin