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Cotonou Ai Academy: Former 60 collégiens en IA pour répondre aux défis urbains

Numérique
Cotonou prépare ses talents de demain en IA pour relever ses défis actuels et futurs Cotonou prépare ses talents de demain en IA pour relever ses défis actuels et futurs

Soixante élèves issus des collèges publics de Cotonou ont intégré la cohorte 2026 de la Cotonou Ai Academy, lancée mercredi 19 août à l’hôtel de ville. Pendant dix jours, ces jeunes vont découvrir l’intelligence artificielle, la robotique, la fabrication numérique et l’entrepreneuriat. La formation s’inscrit dans le cadre d’un parcours prévu sur quatre ans.

 

Par   Ariel GBAGUIDI, le 20 août 2026 à 12h44 Durée 3 min.
#Cotonou Ai Academy

Cotonou Ai Academy est un campus de dix jours, première étape d’un parcours d’excellence qui doit s’étendre sur quatre années. Cette première cohorte comprend 60 jeunes sélectionnés dans les collèges publics de la ville. L’idée est de préparer les enfants aux métiers de l’IA afin qu’ils puissent aider la ville à répondre aux nombreux défis auxquels elle fait face.

Le programme ne vise pas à transformer les participants en spécialistes de l’intelligence artificielle. L’ambition est plutôt de leur donner des bases pour comprendre les outils numériques et les utiliser dans la recherche de solutions. « Pendant les 10 jours, nous ne vous demandons pas de devenir des experts en intelligence artificielle. Nous vous demandons d'abord d'apprendre à regarder autrement, à vous interroger autrement », exhorte Luc Gnacadja, maire de Cotonou, avant de poursuivre : « Regardez votre quartier et demandez-vous qu'est-ce qui pourrait mieux fonctionner ? Regardez votre collège, demandez-vous quels problèmes pourrais-je continuer à résoudre ? Regardez Cotonou et dites-vous après ce que j'apprends ici, qu'est-ce que je pourrais inventer pour améliorer et transformer cette ville que nous avons en commun et qui nous est chère. Car, l'intelligence artificielle qui nous intéresse n'est pas seulement celle dont on parle dans les conférences ou que l'on découvre sur un écran. C'est celle qui peut nous aider à mieux apprendre, à mieux nous déplacer, à mieux gérer nos déchets, mieux gérer notre environnement, mieux apprendre et plus largement, mieux vivre dans cette ville », a précisé le maire de Cotonou, s’adressant aux bénéficiaires.

Au programme de ce premier campus figurent les fondamentaux de l’IA, la création assistée par l’intelligence artificielle, la fabrication numérique, la programmation, la robotique, l’innovation et l’entrepreneuriat. Les participants découvriront également l’écosystème numérique à travers des visites d’entreprises et d’autres activités pratiques. La cybersécurité et les questions liées à l’usage responsable de l’IA sont également intégrées au parcours.

Le campus de 2026 constitue le premier niveau d’un dispositif structuré. La première année sera consacrée à l’exploration de l’IA, de la robotique et de la fabrication numérique. La deuxième doit permettre aux jeunes de travailler sur des projets collectifs et l’exploitation des données. La troisième sera orientée vers l’innovation et l’entrepreneuriat. La quatrième mettra l’accent sur la transmission, le leadership citoyen et l’accompagnement d’autres jeunes. Le campus doit s’achever le 29 août par un défi d’innovation au cours duquel les équipes présenteront les projets développés pendant leur formation.

Des bénéficiaires à besoins spécifiques sont retenus. Pour éviter que l’accès à cette formation dépende des capacités physiques des participants, les organisateurs ont pris des dispositions particulières pour faciliter l’apprentissage de cette catégorie de personnes, notamment avec la présence d’un facilitateur en langue des signes et des outils numériques adaptés à la vision et à l’audition.

Pour Luc Gnacadja, maire de Cotonou, l’expérience dépasse le cadre d’une simple formation estivale. Elle doit progressivement rapprocher l’école, la ville, les entreprises et les acteurs du numérique autour de la formation des jeunes. Il rappelle au passage que cette édition a un caractère expérimental. « Tout ne sera pas parfait. Nous évaluerons ce qui fonctionne, nous corrigerons ce qui doit l’être et nous écouterons surtout ce que cette première cohorte nous apprendra ».

La première promotion est ainsi appelée à jouer un rôle particulier qui est de tester le dispositif, proposer des améliorations et ouvrir la voie aux prochaines cohortes.