La Nation Bénin...
Plusieurs pays du monde cherchent l’alternative à l’utilisation des énergies fossiles. A la première conférence internationale sur ce type d’énergie tenue du 24 au 29 avril 2026 à Santa Marta, en Colombie, les participants ont envisagé des actions possibles pour réaliser la transition énergétique et tourner la page du charbon, du pétrole et du gaz.
La première conférence internationale sur les énergies fossiles a connu son épilogue après plusieurs jours de discussions à Santa Marta en Colombie. Elle a été organisée par la Colombie et les Pays-Bas, du 24 au 29 avril et a mobilisé une cinquantaine de pays pour accélérer la transition énergétique, conformément aux engagements de la Cop 28. Cette rencontre visant à élaborer des stratégies concrètes pour abandonner les combustibles fossiles (pétrole, gaz, charbon), en complément des négociations climatiques classiques de l'Onu, a enregistré 1 500 participants venus de 57 pays, dont l'Union européenne, des États du Pacifique, le Canada, l'Angola, le Nigeria et le Brésil, représentant environ un tiers du Pib mondial.
Au terme de cette assemblée plénière, mercredi 29 avril, les participants ont annoncé plusieurs grands points pour parvenir à réaliser la transition énergétique. Entre autres, il est question de la création d’un panel de scientifiques dédié à la sortie des énergies fossiles, au développement de feuilles de route par chaque pays pour planifier sa transition énergétique et à l’analyse des obstacles financiers, notamment la dette et les subventions aux énergies fossiles. Les participants à la conférence de Santa Marta appellent à sortir de la dépendance au pétrole et au charbon, pour accélérer la transition énergétique dans un monde traversé par des crises.
Gustavo Petro, président colombien, souligne l’urgence d'accélérer la transition énergétique. Ce pays sud-américain, faut-il le souligner, a son économie largement dépendante de l'exploitation du pétrole et du charbon. La Colombie a seulement 0,5 % des réserves de pétrole et 0,05 % des réserves de gaz. Et en termes de carbone, elle en a beaucoup plus. L’exportation de pétrole et de carbone représente environ 40-50 % de son économie en 2022. La mise en œuvre de ces actions et celles issues de l'accord sur le climat renforceront les efforts pour l’atténuation des effets des changements climatiques. Rappelons que la deuxième édition de la conférence sur les énergies fossiles est annoncée pour 2027 et sera organisée par l'État des Tuvalu, dans le Pacifique.
Energie fossile, source des réchauffements climatiques