Primes agricoles : les conditions à respecter pour toucher les 10 F Cfa par kilo
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Primes agricoles
Produire davantage ne suffira pas pour bénéficier des primes annoncées pour la campagne 2026-2027. Les producteurs de coton, de soja, de riz et d’anacarde devront aussi garantir la qualité de leurs récoltes et pouvoir justifier leur commercialisation.
Par
Essènandé Florence KOUMENOUGBO, le 31 août 2026
à
09h58
Durée 4 min.
#Primes agricoles
Produire ne suffira pas. Pour bénéficier des primes agricoles annoncées au titre de la campagne 2026-2027, les producteurs devront respecter plusieurs exigences liées à la production, à la qualité et à la commercialisation.
La Chambre nationale d’agriculture du Bénin a réuni les organisations faîtières des quatre filières les 26 et 27 août à Dassa-Zoumé et Parakou. Ces rencontres ont permis de préciser les conditions d’accès au dispositif annoncé par le gouvernement.
Des preuves à conserver
Les producteurs devront respecter les calendriers de culture, appliquer les bonnes pratiques agricoles et déclarer leurs superficies ainsi que leurs prévisions de récolte. Ils devront aussi conserver les documents qui permettent de justifier leur activité et leur production.
La qualité de la récolte compte aussi. Le produit doit être récolté au bon stade, correctement séché et stocké dans de bonnes conditions. Le tri doit limiter les impuretés et le taux d’humidité doit respecter les exigences de chaque filière. Les règles relatives à l’usage des produits phytosanitaires doivent aussi être respectées, notamment les délais avant la récolte.
Vendre dans les circuits formels
La commercialisation constitue un autre point de vigilance. Les producteurs sont invités à privilégier les circuits formels et à respecter leurs engagements avec les acheteurs. Ils doivent conserver les preuves de livraison et de paiement.
Pour le soja, le riz et l’anacarde, la prime de 10 F Cfa par kilogramme dépend aussi de la satisfaction des capacités de transformation des unités locales. Les seuils sont fixés à 450 000 tonnes pour le soja, 350 000 tonnes pour le riz et 200 000 tonnes pour l’anacarde.
Pour le coton, le seuil est fixé à 700 000 tonnes de production nationale. Ce niveau reste élevé au regard des 533 590 tonnes produites au cours de la campagne 2025-2026.
Au-delà de la prime, le dispositif doit permettre de mieux approvisionner les industries béninoises en matières premières. Pour les producteurs, le mot d’ordre est donc simple : produire, préserver la qualité et garder les preuves de chaque étape jusqu’à la vente.