La Nation Bénin...
Après plusieurs mois d’inactivité, une
ligne peut être désactivée puis réattribuée. Pour les proches d’un défunt,
cette procédure peut avoir des conséquences bien au-delà des simples appels.
Nous l’utilisons pour appeler, échanger
sur les réseaux sociaux, recevoir des codes de sécurité ou effectuer des
opérations financières. Mais que devient notre numéro de téléphone lorsque nous
mourons ? Au Bénin, il peut être désactivé, transféré ou, à terme, attribué à
quelqu’un d’autre.
Six mois avant l’inactivité
Au Bénin, les conditions de résiliation
des cartes SIM sont encadrées par l’Autorité de régulation des communications
électroniques et de la poste (ARCEP). La décision n°2022-082 fixe notamment les
règles applicables aux numéros devenus inactifs.
Lorsqu’un numéro ne génère plus d’activité pendant six mois consécutifs, il est considéré comme inactif.
Une période supplémentaire de trois mois est prévue avant sa réaffectation. Durant cette période, des rappels doivent être adressés à l’abonné.
Les proches peuvent-ils conserver le numéro ?
Le décès ne signifie pas nécessairement que la famille doit abandonner immédiatement la ligne. La réglementation béninoise prévoit la possibilité de transférer une carte SIM à un nouvel utilisateur.
Le transfert doit être préalablement
déclaré et l’identité de la personne qui reprend la ligne vérifiée. La carte
SIM est ensuite identifiée au nom du nouvel utilisateur. Les héritiers ou
proches qui souhaitent conserver le numéro d’un défunt doivent donc se
rapprocher du fournisseur concerné pour connaître les justificatifs nécessaires
et effectuer régulièrement le changement de titulaire.
Un numéro de téléphone, plusieurs vies
L’enjeu dépasse désormais les appels. Un
numéro peut être associé à WhatsApp, aux réseaux sociaux, à une messagerie
électronique, à un compte Mobile Money ou à des services qui utilisent les SMS
pour l'authentification et la récupération de compte.
Avant de laisser une ligne devenir
inactive, les proches ou les ayants droit doivent donc identifier les services
qui lui sont associés et, lorsque cela est possible, modifier les coordonnées
de récupération ou clôturer les comptes concernés.
Car contrairement aux souvenirs laissés à
ses proches, un numéro de téléphone n’est pas éternel. Faute de démarche pour
le conserver, il peut un jour commencer une nouvelle vie dans le téléphone d’un
inconnu.