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Missèkplé : ils pensaient être tranquilles au ghetto, la police avait un autre programme

Société

À Missèkplé, certains pensaient avoir trouvé l’endroit idéal pour passer un moment tranquille. C’était sans compter sur la Police républicaine, qui a décidé de transformer leur petite réunion en séance de contrôle… sans invitation et surtout sans possibilité de sortie par la porte de derrière.

Par   Isidore GOZO, le 14 août 2026 à 14h11 Durée 3 min.
#Prison #Ghetto

Dans l’après-midi du mercredi 12 août, une équipe conjointe des commissariats des 6ᵉ, 7ᵉ, 8ᵉ, 10ᵉ et 11ᵉ arrondissements de Cotonou a effectué une descente dans un ghetto situé derrière l’église catholique Sainte-Rita, au quartier Missèkplé, dans le 10ᵉ arrondissement. L’opération, menée avec le renfort des différentes unités, visait notamment à mettre un coup d’arrêt aux activités liées à la consommation et à la détention de produits psychotropes. Et visiblement, les policiers sont arrivés au moment où personne ne s’attendait à les voir. Sur place, 21 individus, dont trois femmes, ont été interpellés. Cette fois, pas question de jouer à cache-cache avec les forces de l’ordre : tout le monde a été conduit pour les nécessités de la procédure.

La descente n’a d’ailleurs pas été effectuée les mains vides. Les policiers ont découvert 423 boulettes de chanvre indien, un sachet contenant du chanvre indien ainsi que des substances médicamenteuses falsifiées, toxiques ou corrompues. Autrement dit, le « commerce » avait visiblement prévu plusieurs rayons, mais la police a décidé de fermer la boutique avant même l’heure de pointe. Cette opération illustre une nouvelle fois la stratégie de collaboration entre les unités de la Police républicaine pour lutter contre la criminalité. Les commissariats des différents arrondissements n’hésitent donc plus à unir leurs forces pour investir les endroits réputés servir de refuges aux réseaux criminels.

À Missèkplé, la soirée s’est ainsi terminée beaucoup plus tôt que prévu pour les occupants du ghetto. La police, elle, est repartie avec des suspects, des produits saisis et surtout un message clair : dans certains quartiers de Cotonou, les « coups de poing » de la police peuvent tomber sans prévenir.