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L'Antenne départementale Ouémé de l'Institut national de la Femme (Inf) a sensibilisé les artisans de Porto-Novo aux Violences basées sur le genre (Vbg) en milieu artisanal. La séance s'est tenue, jeudi 15 octobre, sur le site du Guichet unique de protection sociale de Ouando dans le 5e arrondissement de la ville capitale.
Habituellement focalisées sur les milieux scolaires et de travail, les actions de sensibilisation de l'Antenne départementale Ouémé de l’Institut national de la Femme (Inf) s'orientent désormais vers le secteur artisanal, où les cas de violences restent aussi préoccupants. Elle a organisé, jeudi 15 octobre, sur le site du Guichet unique de protection sociale (Gups) de Ouando dans le 5e arrondissement de la ville capitale, une séance de formation à l’intention des patrons, patronnes, responsables et maitres d’ateliers de couture, de coiffure, de soudure, de mécanique, de menuiserie et autres, à Porto-Novo. Les participants ont été outillés sur les Violences basées sur le genre (Vbg) en milieu artisanal. Ils ont été entretenus sur la définition, les causes, les conséquences et les différentes formes de Vbg dont les violences physiques, morales, sexuelles, économiques et psychologiques. Ces artisans ont été sensibilisés à identifier, prévenir et surtout à les dénoncer. « Beaucoup plus en milieu artisanal à Porto-Novo, il y a les violences psychologiques qui dominent, il y a le harcèlement sexuel qui domine également et il y a les violences physiques », a expliqué Elise Sènou, Point focal de l'Antenne départementale Inf Ouémé. Les échanges ont permis de libérer la parole à travers des cas pratiques tirés du quotidien des ateliers et des expériences vécues. Les artisans ont été invités à ne plus garder le silence. Ils ont été sensibilisés à dénoncer les cas au niveau notamment de l’Inf, des Gups, commissariats d'arrondissement et relais communautaires. Les numéros verts disponibles ont été communiqués aux participants pour signaler tout cas de Vbg en milieu artisanal. Ces lignes vertes sont accessibles gratuitement et 24h/24, a insisté Elise Sènou qui n’a pas manqué de rappeler les sanctions pénales encourues par les auteurs de Vbg. L’accent a été mis également sur les possibilités de prise en charge psychosociale, médicale et juridique pour les victimes. Pour l'Inf, l'objectif est désormais clair: « Avoir zéro tolérance aux violences dans les milieux artisanaux et surtout les dénonciations au cas où elles surviendraient afin que chaque apprenti puisse terminer sa formation en toute sécurité », a insisté le Point focal Inf Ouémé.
L'activité est inscrite au Plan de travail annuel (Pta) de l'Antenne départementale Ouémé Inf, a précisé Mariam Mito, représentant Inf au niveau du Gups de Ouando. Elle a invité les patrons d’ateliers à être des modèles pour leurs apprentis. L'enjeu est de briser le cycle car un apprenti battu ou harcelé aujourd'hui reproduira la même violence demain lorsqu'il deviendra à son tour patron, a indiqué Mariam Mito. La sensibilisation de ce jeudi sera suivie d'autres pour que soit réellement banni ce fléau qui mine la société. Une ambition partagée par les artisans eux-mêmes, qui se sont engagés à faire de leurs ateliers des espaces sûrs, dignes et sans violence.