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Camp de Cana à Agbangnizoun: 158 étudiants à l'école de la discipline militaire

Société

Le programme d’immersion patriotique et militaire des étudiants, au sein de l’Ecole nationale des officiers (Eno), est à sa deuxième édition au camp de Cana, dans la commune d’Agbangnizoun. Sous l’égide du lieutenant-colonel  Georges Kpovihin, commandant de l’école, les futurs ingénieurs s’initient aux valeurs de rigueur et de citoyenneté.

 

Par   Désiré C. VIGAN A/R Zou-Collines, le 04 mai 2026 à 17h07 Durée 2 min.
#Ecole nationale des officiers

C’est une tradition qui s’installe désormais dans le paysage académique et militaire béninois. Fidèle aux orientations du chef d’état-major général des Forces armées du Benin, l’Ecole nationale des officiers (Eno) ouvre, à nouveau, ses portes aux étudiants pour une immersion patriotique et militaire. Le lieutenant-colonel  Georges Kpovihin, commandant de l’école et ses collaborateurs ont accueilli, pour le compte de cette année, 158 jeunes civils dont 29 femmes, tous étudiants à l’Ecole nationale supérieure des travaux publics (Enstp) d’Abomey. Après leur installation, mardi 28 avril dernier, les étudiants sont entrés, dans le vif du programme d’immersion qui comporte deux volets. Sur le volet patriotique, il est question  de faire de ces étudiants, « des citoyens, des entrepreneurs modèles », en renforçant en eux l’amour de la patrie, de la discipline et du respect des autorités et des biens publics. La formation vise aussi à les aguerrir à la gestion du temps. Relativement au volet militaire, le Lcl Georges Kpovihin et son équipe mettent l’accent sur la ponctualité dans le réveil matinal, le respect du délai donné par le chef. Également l’attention est portée sur des activités de cohésion promouvant des  valeurs de solidarité.

Prévu pour durer cinq jours, le programme d’immersion alternant exercices physiques et thématiques théoriques a été élaboré de commun accord avec la direction de l’Enstp d’Abomey, entité de l’Université nationale des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (Unstim). Si cette collaboration entre l’Armée et le monde universitaire peut surprendre, elle répond à une logique de performance professionnelle. Pour le professeur Osséni Arouna, directeur de l’Enstp, l’implication des militaires dans le cursus académique est une évidence. « Les métiers auxquels nous formons nécessitent l’ordre, la discipline et le respect des valeurs », a-t-il indiqué. En intégrant cette immersion au programme académique, la direction de l’école souhaite préparer ses étudiants à la réalité des grands chantiers. Pour le staff de l’Enstp et les instructeurs du camp militaire, un ingénieur appelé à diriger des travaux d’envergure doit d’abord savoir se diriger lui-même et respecter la hiérarchie.