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« Apollo » ou conjonctivite : les conseils du docteur Oscar GBEKE pour protéger ses yeux

Santé
Apollo » ou conjonctivite Apollo » ou conjonctivite

Rougeur des yeux, larmoiements, démangeaisons ou paupières collées au réveil : la conjonctivite, communément appelée « Apollo » au Bénin, fait son retour. Cette inflammation de l’œil peut être d’origine virale, bactérienne ou allergique. Le docteur Oscar GBEKE explique comment reconnaître ses manifestations, limiter les risques de contamination et adopter les bons gestes.

Par   Essènandé Florence KOUMENOUGBO (Coll), le 30 oct. 2026 à 15h44 Durée 4 min.
#« Apollo » ou conjonctivite

La conjonctivite est une inflammation de la conjonctive, cette fine membrane transparente qui recouvre le blanc de l’œil et tapisse l’intérieur des paupières.

Selon le médecin, les symptômes varient en fonction de son origine. La forme virale provoque généralement des sécrétions claires et aqueuses. Elle commence souvent par un œil avant de toucher le second. La forme bactérienne se manifeste plutôt par des sécrétions épaisses, jaunâtres ou verdâtres, qui peuvent coller les paupières au réveil. Quant à la forme allergique, elle se reconnaît surtout à de fortes démangeaisons et à des paupières gonflées. Elle touche généralement les deux yeux et n’est pas contagieuse.

Les bons gestes pour protéger ses yeux

 

Pour limiter les risques de contamination, le praticien insiste sur l’importance de l’hygiène. Il recommande de se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon, d’éviter de se frotter les yeux et de nettoyer les sécrétions avec une compresse propre imbibée de sérum physiologique. Il conseille également de ne pas partager les serviettes, les mouchoirs ou les produits de maquillage. Les porteurs de lentilles doivent suspendre leur utilisation et demander rapidement un avis médical en cas de rougeur oculaire.

Concernant le traitement, le spécialiste souligne qu’il dépend de l’origine de l’inflammation. Une conjonctivite virale guérit généralement spontanément et ne nécessite pas d’antibiotiques, inefficaces contre les virus. Une infection bactérienne peut nécessiter un collyre antibiotique, après évaluation médicale. Pour la forme allergique, le médecin évoque les collyres antiallergiques et l’éviction de l’allergène responsable.

Le praticien met par ailleurs en garde contre l’utilisation de vieux collyres ou de gouttes empruntées à un proche. Il déconseille l’automédication.

Oscar GBEKE attire également l’attention sur les signes d’alerte. « Une douleur oculaire importante, une baisse de la vision ou une forte sensibilité à la lumière doivent conduire à consulter rapidement un ophtalmologue. Ces signes peuvent révéler une affection plus grave qu’une simple conjonctivite », sensibilise-t-il.