La Nation Bénin...

Nobel de médecine 2026 : trois chercheurs récompensés pour une méthode qui contrôle les neurones par la lumière

Santé

Le Nobel de médecine 2026 a récompensé Karl Deisseroth, Peter Hegemann et Georg Nagel pour leurs découvertes sur la manière dont la lumière peut agir sur certaines cellules. Leurs travaux ont permis de développer une technique qui aide les chercheurs à mieux comprendre le fonctionnement du cerveau et l’activité des neurones.

Par   Essènandé Florence KOUMENOUGBO (Coll.), le 30 oct. 2026 à 01h15 Durée 2 min.
#Nobel de médecine 2026

L’histoire commence avec une petite algue unicellulaire appelée Chlamydomonas. Dans les années 1990, Peter Hegemann cherche à comprendre comment cette algue perçoit la lumière et s’en sert pour se déplacer. Ses recherches mettent en évidence des protéines sensibles à la lumière. Avec Georg Nagel, il étudie ensuite l’une de ces protéines, qui réagit à la lumière bleue et provoque un signal électrique dans la cellule.

Cette découverte attire l’attention de Karl Deisseroth, qui cherche de nouveaux moyens d’étudier le cerveau. Son équipe introduit cette protéine dans certaines cellules nerveuses. Une stimulation avec de la lumière permet alors d’activer ces cellules avec une grande précision. D’autres protéines peuvent aussi servir à réduire leur activité.

Contrôler l’activité des neurones

Cette méthode, appelée optogénétique, associe la lumière et la génétique pour étudier le fonctionnement des cellules nerveuses. Elle permet aux chercheurs de cibler certains neurones sans agir de la même manière sur l’ensemble du cerveau.

La technique a apporté de nouveaux outils à la recherche sur la mémoire, les émotions, les mouvements et certains comportements. Elle aide aussi à mieux comprendre les mécanismes de plusieurs maladies qui touchent le cerveau et le système nerveux.

Les chercheurs s’intéressent aussi à ses possibles applications médicales. Des études explorent notamment son utilisation dans certaines maladies de la rétine, avec l’objectif de restaurer une partie de la vision chez des personnes qui l’ont perdue. Ces travaux restent toutefois au stade de la recherche et nécessitent encore des évaluations.