La Nation Bénin...
L’ancien président sénégalais a quitté la
course au secrétariat général de l’ONU. Six candidats restent en lice, mais
aucun ne semble en mesure de rallier les cinq membres permanents du Conseil de
sécurité.
Le 17 octobre 2026, Macky Sall a annoncé
son retrait de la course au secrétariat général des Nations unies. La veille,
un sixième scrutin indicatif du Conseil de sécurité avait confirmé l’absence de
consensus. Avec cinq voix d’encouragement et dix de découragement, dont trois
de membres permanents, l’ancien président sénégalais a choisi de favoriser
l’émergence d’une candidature consensuelle. Qui parmi les candidats restants
peut devenir secrétaire général de l’ONU ?
Rebeca Grynspan en tête, mais sans
garantie
La Costaricienne Rebeca Grynspan arrive en
tête avec neuf voix d’encouragement, cinq de découragement et une sans opinion.
Deux votes négatifs proviennent de membres permanents. Secrétaire générale de
la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, elle
pourrait devenir la première femme à diriger l’organisation. Avec le minimum
requis de neuf voix, elle ne peut toutefois en perdre aucune.
Rodrigues-Birkett et Grossi, sous la
menace d’un veto
La Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett et
l’Argentin Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de
l’énergie atomique, obtiennent chacun huit voix d’encouragement et six de
découragement, dont deux de membres permanents. Rodrigues-Birkett compte trois
soutiens parmi ces cinq puissances, Grossi deux. La presse évoque la réserve de
la Chine, qui jugerait ce dernier trop proche de Washington.
Otunnu, Espinosa, A-Baki : des chances
minces
L’Ougandais Olara Otunnu, désormais seul Africain en lice, recueille quatre voix d’encouragement et dix de découragement. L’Équatorienne María Fernanda Espinosa en obtient trois et neuf, sa compatriote Ivonne A-Baki, une et quatorze.
Un choix encore incertain
Il faut savoir que, pour être recommandé, un candidat doit obtenir neuf voix sur quinze et ne subir aucun veto d’un membre permanent. Un vote négatif lors d’un scrutin informel n’est pas un veto officiel, et les positions peuvent évoluer.
Une candidature latino-américaine ou caribéenne, voire féminine, nourrit les discussions, mais cette rotation relève d’une convention politique, non d’une règle. De nouvelles candidatures restent possibles. L’ambassadeur américain Mike Waltz a d’ailleurs rappelé que les pays étaient libres d’en présenter.
Un prochain scrutin serait prévu le 23
octobre. Le mandat d’António Guterres s’achève le 31 décembre 2026.
ONU