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Intelligence artificielle : Xi Jinping propose quatre axes pour une IA centrée sur l’humain

International

À l’ouverture de la Conférence mondiale sur l’IA 2026, le président chinois Xi Jinping a appelé, ce jeudi 16 juillet, la communauté internationale à bâtir ensemble « un système de gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle juste et équitable ». Il annonce la création à Shanghai d’une Organisation mondiale de coopération en matière d’IA et un plan de 5000 formations pour les pays en développement

Par   Anselme Pascal AGUEHOUNDE, le 17 juil. 2026 à 10h33 Durée 2 min.
#Xi Jinping #Intelligence artificielle

70 ans après la naissance du terme à Dartmouth, le président chinois estime que l’IA entre dans une nouvelle phase et doit être mise « au service du progrès, du bien et de l’humanité ». Dans son discours, prononcé hier jeudi 16 juillet, au bord du fleuve Huangpu, le dirigeant chinois a comparé l’IA à la machine à vapeur, à l’électricité et à Internet : une révolution qui « dégage une énergie énorme » mais soulève des questions urgentes sur la sécurité, l’éthique et le risque d’accroissement du fossé numérique.

Pour répondre à ces défis, Xi Jinping a formulé quatre propositions.  

Premièrement, promouvoir l’ouverture et le partage : encourager l’open source et l’intégration de l’IA dans tous les secteurs pour en faire « un nouveau moteur » de la croissance mondiale.  

Deuxièmement, garantir la sécurité : construire des cadres juridiques et de surveillance pour « prévenir l’utilisation abusive et malveillante de l’IA et la mettre toujours sous le contrôle de l’homme », tout en refusant que la sécurité nationale serve de prétexte à des discriminations.  

Troisièmement, défendre l’inclusion : veiller à ce que le développement de l’IA ne compromette pas « la diversité des civilisations » et façonner ses valeurs à partir des valeurs communes de l’humanité.  

Quatrièmement, renforcer la gouvernance mondiale : plaider pour « le véritable multilatéralisme » avec un rôle central des Nations Unies afin d’« établir rapidement un cadre de gouvernance mondiale de l’IA basé sur un large consensus ».

La main tendue de la Chine au Sud global

Le président chinois annonce que l’Organisation mondiale de la coopération en matière d’IA est officiellement établie à Shanghai. Pour Xi Jinping, c’est une réponse « à l’aspiration du Sud global ». La Chine a aussi détaillé son engagement pour les cinq prochaines années dont les grandes lignes sont un plan de formation de 5000 places en IA offertes aux pays en développement, la création de centres de coopération sur l’application de l’IA avec l’Union Africaine, l’ASEAN, la Ligue des États arabes et les BRICS, et le déploiement dans 30 pays du système d’alerte météorologique MAZU piloté par l’IA. « Le développement de l’IA ne doit pas être le solo d’un seul pays, mais la symphonie de la coopération internationale », a martelé le président chinois.  

Avec ces annonces, Pékin confirme son ambition de faire de Shanghai un centre mondial de régulation de l’IA et réaffirme sa volonté de travailler avec l’Afrique pour un accès plus équitable à cette technologie.