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Cop 17 sur la désertification: La restauration des terres, un enjeu de survie

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Yasmin Fouad Yasmin Fouad

La 17e Conférence des parties (Cop) à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (Cnulcd) s’est ouverte lundi dernier à Oulan-Bator, en Mongolie, avec un message fort de Yasmin Fouad, secrétaire exécutive de la Convention, appelant à restaurer les terres afin de préserver les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et l’avenir des populations.

Par   Ariel GBAGUIDI, le 20 août 2026 à 12h50 Durée 3 min.
#Cop 17

La lutte contre la dégradation des terres ne peut plus être traitée comme une simple question environnementale. C’est l’un des messages portés à l’ouverture de la 17e Conférence des parties (Cop) à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (Cnulcd).

Face aux participants venus de plus de 190 pays, Yasmin Fouad, secrétaire générale adjointe des Nations unies et secrétaire exécutive de la Cnulcd, a appelé à faire de cette conférence un rendez-vous tourné vers des résultats concrets pour les populations.

Pour les organisateurs, le choix de la Mongolie n’est pas anodin. Le pays connaît directement les effets de la dégradation des terres, notamment sur ses vastes espaces pastoraux. Yasmin Fouad affirme que cette réalité affecte à la fois l’environnement, l’économie et les conditions de vie des communautés. « La question ne relève pas uniquement de l’environnement. Elle touche directement à la situation socio-économique et aux conditions de vie des populations », a-t-elle relevé.

La conférence se tient dans un pays où l’élevage pastoral occupe une place importante dans la vie économique et sociale. La présence de pasteurs et d’éleveurs venus de plus d’une centaine de pays lors d’une rencontre organisée en marge de la Cop17 illustre, selon la responsable onusienne, l’importance du sujet.

Les discussions doivent ainsi dépasser la seule restauration physique des terres. Elles portent également sur les conditions permettant aux populations qui dépendent de ces espaces de continuer à vivre de leurs activités. La sécurité alimentaire et la sécurité hydrique figurent parmi les préoccupations mises en avant. La dégradation des terres affecte en effet les ressources dont dépendent les populations rurales, alors que les pressions climatiques rendent leur préservation plus urgente.

L’autre question soulevée est le financement. La restauration des terres nécessite des investissements importants, mais aussi des mécanismes capables de soutenir les actions sur le long terme. La Cop 17 doit donc s’intéresser aux dimensions économiques de la lutte contre la désertification. D’après Yasmin Fouad, les discussions doivent notamment permettre de rapprocher les politiques de restauration des terres des questions d’investissement et de financement.

La responsable de la Cnulcd souhaite également renforcer les liens avec les autres conventions internationales et faire travailler ensemble science, innovation et politiques publiques.

Cop tournée vers les résultats

Au-delà des déclarations et engagements, la secrétaire exécutive de la Cnulcd appelle à une conférence capable de déboucher sur des actions mesurables. Le secrétariat de la Convention entend travailler avec la présidence mongole, les États parties, les organisations internationales, mais aussi avec les communautés directement concernées. Une attention particulière devra être accordée aux pasteurs et aux éleveurs, dont l’expérience peut contribuer à orienter les politiques de gestion durable des terres.

Yasmin Fouad assure que la réussite de la Cop 17 ne se mesurera donc pas uniquement à l’issue des négociations. Elle devra se traduire sur le terrain par des écosystèmes restaurés, des communautés mieux protégées et des moyens de subsistance préservés. « Nous devons construire une Cop capable de réparer les écosystèmes et, dans le même temps, de restaurer les moyens de subsistance, renforcer la résilience et redonner espoir », a-t-elle déclaré.

Le défi lancé aux participants de ces assises d’Oulan-Bator est ainsi clair. Transformer les engagements internationaux en décisions et investissements capables de produire des changements visibles dans les territoires touchés par la dégradation des terres.