La Nation Bénin...
L’économie circulaire est une voie vers une croissance industrielle durable pour l’Afrique. La Banque africaine de développement (Bad) y croit fermement et soutient les pays engagés. Elle a défendu cette thématique lors de la septième session de l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement.
Placée sous le thème «Promouvoir des solutions durables pour une planète résiliente », la septième session de l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement (Unea-7), a été l’occasion pour la Banque africaine de développement (Bad) de rappeler que l’économie circulaire s’impose désormais comme une exigence environnementale autant qu’un puissant moteur industriel. Donc, une opportunité majeure à saisir.
En marge de cette rencontre internationale, Kevin Kariuki, vice-président du groupe de la Bad chargé de l’Électricité, de l’Énergie, du Climat et de la Croissance verte, a souligné le rôle central de la circularité dans le renforcement des chaînes de valeur mondiales, tout en accompagnant les transitions énergétique et numérique. Selon lui, l’Unea-7 intervient à un moment décisif pour la planète, et plus encore pour l’Afrique, en offrant une plateforme stratégique pour rapprocher la science, les politiques publiques et les financements au service d’un avenir plus résilient et durable.
La position de la Banque africaine de développement a été défendue lors du dialogue de leadership n°2, intitulé « En boucle : pourquoi la circularité et la durabilité sont essentielles pour l’avenir de l’industrie mondiale». Les échanges ont mis en lumière le potentiel considérable de l’économie circulaire sur le continent africain, évalué à 546 milliards de dollars par an, avec la perspective de plus de 11 millions d’emplois créés d’ici à 2030. Les secteurs concernés couvrent un large spectre, allant de la construction et des systèmes alimentaires aux plastiques, een passant par les textiles, l’électronique et les chaînes de valeur minières.
Près de la moitié des émissions mondiales de gaz à effet de serre découle de l’extraction et de l’utilisation des ressources matérielles. Lors de la rencontre, les discussions ont porté sur les leviers permettant d’instaurer une gestion plus responsable des matériaux. Une telle approche est perçue comme un facteur clé pour accélérer les transitions vers l’énergie propre et le numérique, tout en renforçant la résilience des industries stratégiques.
Transition suivant les normes
Les participants ont également insisté sur la nécessité de déployer des pratiques évolutives, appuyées par des cadres politiques solides et des garanties sociales, afin que la transition vers l’économie circulaire protège les moyens de subsistance tout en répondant aux urgences environnementales.
Pour les économies africaines confrontées à l’intensification des chocs climatiques, à la volatilité des chaînes d’approvisionnement et à la flambée des coûts des intrants, les approches circulaires apparaissent comme des solutions concrètes et pragmatiques. Elles permettent notamment de réduire la dépendance aux importations de matières premières, de renforcer la création de valeur sur les marchés locaux et régionaux, et d’ouvrir de nouvelles perspectives d’investissement dans les secteurs du recyclage, de la production locale et des industries durables.
« La circularité réduit l’exposition aux perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales en maintenant les matériaux dans les circuits locaux », a déclaré Kevin Kariuki. Il a précisé que la montée en puissance de ces modèles repose sur des politiques cohérentes à l’échelle de l’économie, soutenues par une réglementation prévisible, des incitations appropriées et des normes harmonisées favorisant la durabilité, la sécurité des produits et l’utilisation efficiente des ressources.
Dans cette dynamique, le vice-président de la Bad a multiplié les rencontres bilatérales afin de renforcer les partenariats. Ses échanges avec Sari Multala, ministre finlandaise du Climat et de l’Environnement, ont porté sur les initiatives soutenues par la Facilité africaine pour l’économie circulaire (Acef), notamment les feuilles de route nationales et le programme AfriCircular. La Finlande figure parmi les partenaires fondateurs de l’Acef aux côtés du Fonds nordique de développement et de la Fondation Coca-Cola.
Enfin, une réunion avec Alexander De Croo, nouvel administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), a permis d’explorer les pistes d’un alignement renforcé autour de priorités communes, telles que le développement des énergies renouvelables dans le cadre de la Mission 300, l’assistance technique via le Ndc Hub et le Ndc Partnership, ainsi qu’une coopération accrue sur l’économie circulaire afin de produire des impacts concrets et mesurables sur le développement.
Bulletin météo marine | du 19 au 22 janvier 2026
Conditions globalement favorables en mer, avec toutefois une vigilance recommandée en raison des courants marins.
Temps attendu sur le littoral :
-Temps ensoleillé sous un ciel peu à modérément nuageux
-Faible risque d’orages isolés avec quelques légères averses par moments
-Température de l’eau de mer autour de 28°C
Vent et état de la mer :
-Vent dominant de secteur Sud-Ouest (1 à 4 Beaufort)
-Mer peu agitée sur Sèmè-Podji et Cotonou
-Mer peu agitée sur Ouidah et Grand-Popo
-Hauteur des vagues : 1 à 1,3 m
Attention aux marées, coefficient de marée élevé (82 à 81) et courants marins forts attendus. Prudence recommandée aux pêcheurs, plaisanciers et usagers de la mer.
Message clé :
Mer globalement praticable, mais vigilance face aux courants marins forts liés aux marées élevées.
La Bad et ses partenaires prêts à promouvoir le programme d’économie circulaire de l’Afrique