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Développement durable: Un colloque scientifique au cœur des enjeux

Environnement
Les organisateurs à l'ouverture des travaux du colloque scientifique Les organisateurs à l'ouverture des travaux du colloque scientifique

A l’occasion de son 25ᵉ anniversaire, le Centre interfacultaire de formation et de recherche en environnement pour le développement durable (Cifred) a ouvert, ce mardi 20 janvier à l’Université d’Abomey-Calavi, un colloque scientifique international. Placées sous le signe de la durabilité et de l’innovation, ces assises rassemblent chercheurs, enseignants et étudiants autour du rôle stratégique de la recherche et de la formation en sciences de l’environnement dans l’atteinte des Objectifs de développement durable.

 

 

Par   Isidore GOZO, le 21 janv. 2026 à 05h23 Durée 3 min.
#développement durable

Depuis 25 ans, le Centre interfacultaire de formation et de recherche en environnement pour le développement durable (Cifred) forme, recherche et propose des solutions face aux enjeux environnementaux. A l’Université d’Abomey-Calavi, le centre marque ce jubilé par un colloque scientifique international placé sous le thème : « Faire de la recherche et de la formation en sciences de l’environnement un moteur des objectifs de développement durable ». Prévu pour prendre fin ce 22 janvier, il s’inscrit dans une dynamique globale où la recherche et la formation constituent des leviers essentiels pour répondre aux défis du changement climatique, de la dégradation des écosystèmes, de la sécurité alimentaire et de la résilience des territoires.

Président du comité scientifique du colloque, le professeur Adam Ahantchédé a présenté l’architecture intellectuelle des travaux, structurés autour de quatre thématiques complémentaires. Le premier axe, consacré à l’environnement et à la santé publique, met en lumière les relations étroites entre la qualité des écosystèmes et le bien-être humain. Il interroge les impacts des modes de production, des changements climatiques et des conditions de vie sur la santé des populations, tout en soulignant l’urgence d’une approche éthique fondée sur la préservation des ressources naturelles et la protection du bien-être collectif.

Le deuxième axe porte sur l’agriculture et les changements climatiques. Il aborde les enjeux de la sécurité alimentaire, de l’adaptation des systèmes de production et de la résilience des producteurs face à la variabilité climatique. Les débats s’orientent notamment sur les innovations locales, la gestion durable des ressources en eau et en terres agricoles, ainsi que les réponses scientifiques adaptées aux contextes écologiques locaux, marqués par la sécheresse, les inondations et la pression anthropique croissante. Le troisième axe s’intéresse à l’urbanisation, à l’habitat durable et aux innovations technologiques. Il explore les nouveaux modèles d’aménagement du territoire, la planification urbaine, les capacités énergétiques et les solutions technologiques favorisant des villes résilientes et respectueuses de l’environnement. L’économie circulaire, la sobriété matérielle et la valorisation des déchets y sont abordées comme des leviers majeurs pour repenser les modes de production et de consommation. Enfin, le quatrième axe est dédié aux dimensions sociales et culturelles du développement durable. Il rappelle que les problématiques environnementales sont indissociables des réalités sociales. La culture, l’éducation et la participation communautaire y sont présentées comme des piliers essentiels pour promouvoir des comportements responsables, améliorer le cadre de vie et renforcer la cohésion sociale.

25 ans d’engagement scientifique

Dans son intervention, le professeur Ibouraïma Yabi, directeur du Cifred, a dressé un bilan éloquent du parcours du Centre depuis sa création. « Depuis 25 ans, le Cifred s’est imposé comme un acteur académique et scientifique majeur dans les domaines de l’environnement, du changement climatique, de l’aménagement du territoire, de la santé environnementale et du développement durable », a-t-il souligné. Rendant un hommage appuyé aux fondateurs, aux anciens directeurs, aux enseignants-chercheurs ainsi qu’au personnel administratif et technique, le directeur a salué leur contribution à la crédibilité scientifique et au rayonnement national et international du Centre. Il a également exprimé sa reconnaissance aux autorités ministérielles et rectorales pour leur accompagnement constant. Pour le professeur Ibouraïma Yabi, ce colloque est un espace de réflexion scientifique, de dialogue interdisciplinaire et de projection stratégique. Il a réaffirmé l’ambition du Cifred de produire une recherche utile, ancrée dans les réalités locales tout en restant ouverte aux dynamiques globales, et de former des cadres capables d’éclairer les politiques publiques. Appelant les partenaires à soutenir cette initiative et les étudiants à y adhérer massivement, le professeur Ibouraïma Yabi a insisté sur le rôle de la jeunesse dans la construction d’un environnement sain et durable pour les générations présentes et futures.

Représentant le recteur de l’Uac, le professeur Romain Hounzandji a salué le parcours remarquable du Cifred et son apport au rayonnement scientifique de l’Université. Il a rappelé que la création du Centre, il y a 25 ans, répondait à une vision audacieuse. Celle de faire de la science un levier d’action face aux défis environnementaux émergents. Pour lui, la réalisation des Objectifs de développement durable repose nécessairement sur une recherche scientifique solide, contextualisée et orientée vers des solutions concrètes. Il a insisté sur l’importance d’une approche interdisciplinaire et interfacultaire, intégrant les sciences naturelles, sociales et économiques. Au terme de la cérémonie d’ouverture, les anciens directeurs du Cifred ont reçu des tableaux d’honneur en reconnaissance de leur contribution à la construction et à la consolidation du Centre. Un moment symbolique fort, marquant la transmission d’un héritage scientifique et institutionnel.

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