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Cadre de vie et développement durable: Une décennie d’assainissement et de progrès écologiques

Environnement
Le projet Asphaltage a joué un rôle crucial dans l'assainissement des villes Le projet Asphaltage a joué un rôle crucial dans l'assainissement des villes

Depuis son accession au pouvoir en avril 2016, le président Patrice Talon a fait du secteur du Cadre de vie et du Développement durable l’un des piliers majeurs de son action gouvernementale. À travers la réalisation des deux Programmes d’action du gouvernement (Pag I et II), le Bénin a connu une profonde mutation urbaine et infrastructurelle, marquée par des investissements massifs dans les routes, l’assainissement, l’habitat, la gestion des déchets, la protection côtière et l’aménagement du territoire.

Par   Ariel GBAGUIDI, le 22 mai 2026 à 12h31 Durée 3 min.
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En dix ans de gestion du pouvoir d’État, Patrice Talon et son gouvernement ont profondément transformé le paysage urbain béninois à travers de nombreuses réalisations.

Dès 2016, le gouvernement a affiché sa volonté de rompre avec les anciennes méthodes de gestion urbaine. Il a repositionné le cadre de vie comme un levier de développement économique et social, mais aussi touristique et culturel. Cette ambition s’est traduite par une approche holistique associant infrastructures modernes, mobilité urbaine, salubrité, résilience climatique et attractivité des villes. Le secteur du Cadre de vie est ainsi devenu l’un des plus visibles de la gouvernance Talon, tant par l’ampleur des chantiers que par leur impact direct sur le quotidien des populations. L’un des symboles les plus marquants de cette transformation, demeure le projet « Asphaltage ». Lancé officiellement en 2018, ce vaste programme de modernisation urbaine a amélioré le visage de plusieurs villes béninoises, notamment Cotonou, Porto-Novo, Abomey-Calavi, Parakou, Bohicon, Natitingou, Lokossa et Sèmè-Podji. Au-delà du simple bitumage ou pavage des rues, le projet a intégré des ouvrages d’assainissement, des caniveaux, des trottoirs, des espaces verts, de l’éclairage public et des équipements de sécurité routière. Ces infrastructures sont réalisées pour une résilience aux effets néfastes du changement climatique.

Une réponse efficace

Pendant longtemps, de nombreuses localités béninoises ont souffert d’un déficit chronique d’infrastructures urbaines. Les rues impraticables en saison pluvieuse et les inondations récurrentes dues à un défaut d’infrastructures adaptées comme les réseaux modernes de drainage, constituaient des difficultés majeures pour les populations. Avec l’asphaltage, le gouvernement a significativement amélioré non seulement la mobilité urbaine, mais aussi la qualité de vie et l’image des villes béninoises. Les résultats de ce projet sont particulièrement perceptibles à Cotonou, où plusieurs quartiers autrefois enclavés disposent désormais de voies modernes et éclairées. Les temps de déplacement ont été réduits, les activités économiques ont gagné en fluidité et certains espaces urbains ont retrouvé une nouvelle attractivité. Des infrastructures connexes telles que les feux tricolores intelligents, les marquages au sol et les espaces piétonniers ont également contribué à une meilleure organisation de la circulation.

Au-delà des centres urbains, la décennie Talon a été marquée par un important développement des infrastructures routières à l’échelle nationale. Des milliers de kilomètres de routes ont été construits, réhabilités ou lancés afin de désenclaver plusieurs communes et de faciliter les échanges économiques. Les axes stratégiques reliant les grandes villes et les divers corridors ont bénéficié d’investissements importants. Cette dynamique infrastructurelle a permis de renforcer l’intégration territoriale du pays tout en stimulant les activités économiques locales. Dans plusieurs communes, les nouvelles routes ont favorisé l’accès aux marchés, aux services sociaux de base et aux zones agricoles. Les autorités béninoises considèrent ces infrastructures comme des instruments essentiels de croissance et de réduction des disparités territoriales.

Papc, gestion des déchets…

Parallèlement aux routes, le gouvernement a engagé d’importants efforts dans le domaine de l’assainissement et de la lutte contre les inondations. Le Programme d’assainissement pluvial de Cotonou (Papc) a constitué l’un des projets majeurs visant à répondre aux problèmes chroniques d’évacuation des eaux de pluie dans la capitale économique. Grâce à ce projet, de grands collecteurs, des bassins de rétention et des ouvrages hydrauliques ont été réalisés afin de réduire les risques d’inondation dans plusieurs quartiers vulnérables. Cette politique d’assainissement s’est progressivement étendue à d’autres villes à travers le Programme d’assainissement pluvial des villes secondaires (Papvs), lancé pour renforcer la résilience des zones urbaines face aux effets néfastes du changement climatique. Les villes de Porto-Novo, Ouidah, Abomey et Bohicon figurent parmi les bénéficiaires de cette initiative soutenue par des partenaires techniques et financiers. Dans le domaine de la gestion des déchets, le gouvernement du président Patrice Talon a également initié une réforme importante dans le Grand Nokoué. Avant 2016, la collecte des ordures ménagères restait largement archaïque et insuffisante, avec des dépotoirs sauvages présents dans plusieurs quartiers, y compris ceux de Cotonou. La nouvelle politique de salubrité a permis la professionnalisation de la collecte, l’installation de points de regroupement et une meilleure organisation du système de traitement des déchets.

Lutte contre les sachets plastiques

Même si des difficultés persistent encore dans certaines zones périurbaines, la situation sanitaire et environnementale s’est nettement améliorée dans les grandes agglomérations. La lutte contre les sachets plastiques non biodégradables a également été intensifiée à travers le renforcement du cadre juridique, des mesures de contrôle et la promotion d’alternatives écologiques. Sous Patrice Talon, plusieurs initiatives ont été prises pour protéger les écosystèmes et la biodiversité. Le Bénin a renforcé la valorisation de ses aires protégées, notamment le Parc national de la Pendjari, devenu un symbole du tourisme écologique en Afrique de l’Ouest. Des campagnes de reboisement et des actions de lutte contre l’érosion côtière ont aussi été développées avec l’appui de partenaires internationaux.

Logements sociaux, marchés urbains, foncier

Le secteur de l’habitat constitue un autre volet important du bilan des dix années de gouvernance Talon. Le gouvernement a lancé des programmes de logements économiques et sociaux destinés à réduire le déficit en habitats décents. Plusieurs sites ont été aménagés avec des infrastructures modernes, dans une logique de planification urbaine plus cohérente. Cette approche visait également à lutter contre l’occupation anarchique des espaces urbains.

Les marchés urbains modernes représentent également l’une des réalisations majeures de cette décennie. Plusieurs marchés jugés vétustes et insalubres ont été reconstruits ou modernisés afin d’offrir de meilleures conditions de travail aux commerçants et de renforcer l’attractivité économique des villes. Ces infrastructures s’inscrivent dans une volonté de transformation des espaces commerciaux en véritables pôles de développement urbain. Sur le plan environnemental, le gouvernement a multiplié les initiatives liées à la préservation des écosystèmes et à la résilience climatique. Les questions de l’érosion côtière, de la protection des berges et de la gestion durable des ressources naturelles ont progressivement gagné en importance dans les politiques publiques. Le littoral béninois, confronté à une forte pression environnementale, a bénéficié de projets de protection côtière visant à limiter l’avancée de la mer dans certaines zones vulnérables et à maintenir les plages propres et sécurisées. Le développement durable a également été intégré dans plusieurs projets structurants à travers l’utilisation d’énergies renouvelables, l’éclairage public solaire et l’introduction progressive de normes environnementales dans les constructions publiques. Cela permet au pays de concilier croissance économique et préservation de l’environnement.