La Nation Bénin...
Adhérent du Partenariat pour un gouvernement ouvert (Pgo) depuis janvier 2025, le Bénin poursuit l’élaboration de son premier Plan d’action national (Pan 1). Fruit d’une démarche de cocréation entre administrations, société civile, citoyens, secteur privé et partenaires techniques et financiers, ce document doit être validé d’ici la fin de l’année 2026.
Le futur Plan d’action national du Bénin (Pan 1) pour le Partenariat pour un gouvernement ouvert (Pgo) s’articule autour de quatre axes majeurs. Il s’agit de la transparence budgétaire et de la redevabilité, de l’accès à l’information et de la gouvernance numérique au service de l’inclusion et des droits numériques, de la lutte contre la corruption et de l’intégrité, ainsi que de la participation citoyenne et de l’accès à la justice.
La construction du Pan 1 repose sur une démarche participative et multipartite. Les administrations publiques, les citoyens, les organisations de la société civile, les médias, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers sont appelés à contribuer à la définition des priorités nationales de gouvernance ouverte.
La feuille de route publiée par la direction générale du budget (Dgb) a prévu à cet effet des consultations de proximité. Du 29 juin au 6 juillet 2026, elles étaient prévues dans 23 communes. Le dispositif retenu associe plusieurs catégories d’acteurs locaux : élus des conseils de supervision, personnes handicapées, cadres des secrétariats exécutifs communaux, représentants de la justice, notables et sages, relais communaux de la Chambre départementale d’agriculture et les associations d’artisans, les représentants du secteur privé.
La composition des délégations vise à croiser les points de vue, les expériences et les expertises dans la définition des priorités du futur plan. La feuille de route prévoit notamment une représentation féminine minimale dans plusieurs catégories de participants.
À l’échelle départementale, des consultations étaient prévues du 10 au 21 août dernier dans les douze départements, avec la participation des Conférences administratives départementales (Cad) et des autorités judiciaires.
Une démarche encadrée
Au-delà de la consultation, le processus prévoit un mécanisme destiné à suivre le devenir des propositions formulées par les participants. Une matrice de traçabilité est en cours d’élaboration afin de documenter leur prise en compte dans la suite des travaux.
Un rapport intitulé « Ce qu’on a entendu, ce qui a été retenu, et le pourquoi » doit également rendre compte des choix opérés et des raisons qui les sous-tendent. Ce dispositif doit permettre de maintenir le lien entre les contributions recueillies au cours des consultations et les engagements qui seront finalement inscrits dans le Plan d’action national.
Cette mobilisation s’inscrit dans un cadre méthodologique destiné à organiser les différentes étapes de la cocréation. La feuille de route précise les activités à conduire, les espaces de dialogue et de consultation, les rôles et responsabilités des différentes instances ainsi que les échéances indicatives.
Vers la validation du premier Pan
Soutenu par plusieurs partenaires techniques et financiers, notamment la Giz, l’Unicef, l’Union européenne et le Pagof, le processus se poursuit avec la finalisation du projet de Pan 1. La phase d’adoption, prévue entre septembre et décembre 2026, doit comprendre un atelier national de validation d’ici octobre, avant la soumission du document au Conseil des ministres pour approbation puis sa transmission officielle au Partenariat pour un gouvernement ouvert.
Le Bénin s’apprête ainsi à formaliser ses premiers engagements en matière de gouvernance ouverte, au terme d’un processus associant institutions publiques, société civile, citoyens, secteur privé et partenaires techniques et financiers.
Quatre axes majeurs du futur Plan d'action national