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Budget 2026: 2 329 milliards F Cfa mobilisés au premier semestre

Economie
Aristide Mèdénou, ministre de l'Economie et des Finances Aristide Mèdénou, ministre de l'Economie et des Finances

L’exécution de la loi de finances au 30 juin 2026 fait ressortir un niveau de mobilisation des ressources supérieur à la moitié des prévisions annuelles révisées. Les dépenses suivent également un rythme soutenu, avec plus de 2 125 milliards F Cfa engagés.

Par   Arnaud DOUMANHOUN, le 21 sept. 2026 à 06h48 Durée 3 min.
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Le budget de l’Etat poursuit son exécution à un rythme soutenu au premier semestre 2026. Au 30 juin, les recettes budgétaires et les ressources de financement se sont établies à 2 329,597 milliards de F Cfa, sur une prévision annuelle révisée de 4 148,357 milliards de F Cfa. Ce niveau correspond à un taux de réalisation de 56,2 %, selon le rapport d’exécution de la loi de finances publié le 16 septembre par la Direction générale du Budget.

Cette performance permet au gouvernement de disposer, à mi-parcours de l’exercice, de ressources représentant plus de la moitié de l’objectif annuel révisé. Elle doit toutefois être appréciée à la lumière du rythme d’exécution des dépenses et des charges de trésorerie.

Au terme des six premiers mois de l’année, les dépenses du budget de l’Etat et les charges de trésorerie atteignent 2 125,412 milliards F Cfa en engagements, soit un taux d’exécution de 51,2 % des prévisions annuelles révisées. En ordonnancement, leur niveau ressort à 2 081,098 milliards F Cfa, correspondant à un taux d’exécution de 50,2 %.

L’écart entre engagements et ordonnancements traduit les différentes étapes de la chaîne de la dépense publique. Il rappelle également que l’exécution budgétaire ne se résume pas aux montants inscrits dans les crédits, mais s’apprécie à travers leur transformation effective en dépenses engagées puis ordonnancées.

Sur le volet des politiques publiques, l’exécution financière des programmes budgétaires s’élève à 1 031,005 milliards F Cfa, soit 45,7 % de la prévision annuelle. Ce niveau est inférieur au rythme d'exécution des ressources, ce qui constitue un élément à suivre au second semestre.

Les dotations budgétaires, qui comprennent notamment les crédits des institutions de l’Etat, les charges financières de la dette publique ainsi que les dépenses accidentelles et imprévisibles, ont, pour leur part, été exécutées à hauteur de 535,356 milliards F Cfa sur une prévision annuelle de 808,906 milliards. Le taux d’exécution atteint ainsi 66,2 %.

Une seconde moitié d’année décisive

La photographie arrêtée au 30 juin donne ainsi une situation budgétaire à mi-parcours  : les ressources mobilisées ont dépassé la moitié de la prévision annuelle, tandis que les dépenses engagées se situent légèrement au-dessus de 50 %.

Le second semestre sera déterminant pour apprécier la capacité de l’Etat à maintenir ce rythme tout en poursuivant l’exécution des investissements et des politiques publiques inscrits au budget. L’enjeu sera notamment de transformer les crédits disponibles en réalisations concrètes, sans compromettre les équilibres financiers.

Le rapport de la Direction générale du Budget replace cette exécution dans un environnement international marqué par des tensions géopolitiques et des incertitudes sur les prix et l’activité mondiale. Il relève parallèlement que la demande et les investissements technologiques offrent des perspectives favorables, avec des effets différenciés selon que les économies sont exportatrices ou importatrices de pétrole.

À mi-année, les données disponibles montrent donc une mobilisation des ressources qui progresse à un rythme soutenu. La fin de l’exercice permettra de mesurer dans quelle proportion cette mobilisation se traduira effectivement par la réalisation des programmes et investissements prévus.