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Violences basées sur le genre au Bénin : Quels recours et mécanismes pour protéger les victimes ?

Droits et Devoirs
Violences basées sur le genre au Bénin Violences basées sur le genre au Bénin

Face au fléau des violences faites aux femmes et aux enfants, le Bénin renforce son arsenal juridique et ses structures d’accompagnement. Des lignes d’urgence gratuites à la prise en charge médicale et judiciaire, le pays déploie un réseau complet pour briser le silence et mettre à l’abri les victimes.

Par   Dossi Wêsinka Nonfon (Coll.), le 18 oct. 2026 à 22h24 Durée 4 min.
#Violences basées sur le genre au Bénin

Longtemps confinées au cercle privé, les violences basées sur le genre font désormais l’objet d’une réponse publique ferme au Bénin. L’arsenal législatif, renforcé par la création de structures dédiées, vise à briser l’impunité et à garantir une prise en charge rapide des victimes.

Au cœur de ce dispositif, l’Institut national de la femme (Inf) dispose de prérogatives légales étendues. L’institution peut se constituer partie civile, ester en justice et accompagner les victimes dans leurs démarches judiciaires. Sur le terrain social et médical, les Guichets uniques et les Centres d’accueil et de prise en charge des victimes (Cipec) offrent un suivi holistique intégrant soins de santé, soutien psychologique et hébergement d’urgence. De plus, les Centres de promotion sociale (Cps), implantés dans les communes, assurent une veille de proximité et un encadrement communautaire.

Face à une agression ou à une situation de maltraitance, la rapidité d’action conditionne l’efficacité de la protection. Trois lignes téléphoniques gratuites permettent de signaler un danger ou d’obtenir un secours immédiat : le 114 pour joindre l’Inf, le 138 pour la ligne d’assistance aux enfants développée en partenariat avec l’Unicef, et le 117 pour la Police secours.

Sur le plan médical et juridique, toute personne victime d’agression doit se rendre sans délai dans une formation sanitaire ou un hôpital. La délivrance d’un certificat médical constatant les lésions s’avère indispensable pour alimenter le dossier pénal. L’étape suivante consiste à déposer une plainte auprès d’un commissariat de police ou d’une brigade de gendarmerie, ou à solliciter l’accompagnement direct d’un Centre de promotion sociale pour bénéficier des mesures d’urgence et du soutien des services de l’État.