La Nation Bénin...
L’étau judiciaire se resserre
un peu plus autour de Me Magloire Yansunu. Réunie pour examiner son dossier, la
Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et du
terrorisme (CRIET) a opposé une fin de non-recevoir à la requête introduite par
ses conseils. La dite juridiction a rejeté la demande de mise en liberté
provisoire formulée par la défense.
Pour convaincre les juges
d’accorder cette libération sous caution ou sous contrôle judiciaire, les
avocats de l’avocat avaient axé leur plaidoirie sur des arguments d’ordre
humanitaire et sanitaire. Ils avaient notamment invoqué la dégradation de
l’état de santé de leur client, plaidant pour qu’il puisse obtenir
l’autorisation de suivre des soins médicaux appropriés en dehors du milieu
carcéral avant la reprise des débats sur le fond. Une argumentation qui n’a pas
prospéré face aux réquisitions du ministère public et à la décision de la Cour.
Le ministère public et la juridiction ont toutefois estimé que les conditions
requises pour accéder à cette mesure n’étaient pas réunies à ce stade de
l’instance.
Pour rappel, Me Magloire
Yansunu purge actuellement une lourde peine prononcée en première instance. Le
13 juillet 2026, la juridiction financière l’avait reconnu coupable des chefs
d’inculpation d’abus de confiance et de blanchiment de capitaux, le condamnant
à une peine de sept ans de prison ferme assortie d’une amende de 28 millions de
francs CFA.
Depuis l’éclatement de ce
dossier, l’homme de loi conteste avec constance les accusations portées contre
lui. Pour mémoire, cette affaire trouve son origine dans un litige financier
l’opposant à deux de ses anciens clients qui lui réclament des fonds. Alors que
le détenu espérait obtenir gain de cause sur le volet de sa liberté en
attendant l’épilogue de son procès, la procédure suit son cours. Le rendez-vous
pris pour la prochaine audience est fixé à ce lundi 9 novembre 2026, date à
laquelle les débats en appel devront se poursuivre.
Affaire Me Magloire Yansunu