Rite important au cœur de la célébration de la Gaani, le rasage des princes et des princesses intervient le lendemain du parcours rituel du Sinaboko, l’empereur. La cérémonie est conduite par la reine-mère, la Yon kongui et concerne les princes et princesses issus des cinq dynasties qui composent l’Empire de Nikki. Mais le geste ne se limite pas à une coupe de cheveux. « C’est un baptême », explique le secrétaire de la Cour impériale Tassou Yerima Mounirou.
Par
Anselme Pascal AGUEHOUNDE, le 25 août 2026
à
20h31
Durée 5 min.
La reine s’assied à même le sol, entourée de son conseil ; un pagne rouge la recouvre de la taille au pied et l’instrument du rasage, la lame, à portée de mains. Le rasage avec la lame est perçu comme une purification et une renaissance à la vie princière. Le rituel permet de donner un nom traditionnel aux princes et princesses, le prénom princier par lequel la communauté les reconnaît comme nobles descendants de la lignée royale.
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Dans cette cérémonie, le nom attribué porte un sens particulier. A en croire le secrétaire de la Cour impériale, le nom Kora, par exemple, représente une vaste étendue d’eau et renvoie à une personne présentée comme ouvert d’esprit et très tolérante. Zimé porte le symbole du Caïman. Il incarne la patience stratégique mais la puissance cachée. Saka, pour sa part, symbolise l’épine : lorsqu’on la piétine, elle réagit. Ces noms ne sont donc pas de simples appellations. Ils véhiculent une image, un caractère et un enseignement.