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Entretien avec le promoteur Luc Vodouhe sur "Dis-moi Qui est La Plus Belle": « C’est une émission crédible qui révèle la femme africaine dans sa splendeur »

Culture
Luc Vodouhe Luc Vodouhe

Avec un format original, une vision assumée et une audience en constante progression, « Dis-moi Qui est La Plus Belle » (QLPB) ne se présente pas comme une compétition ordinaire. L’émission se veut un miroir pour la femme africaine dans toute sa splendeur ; loin des clichés réducteurs, où la beauté ne se limite pas à l’apparence physique, mais s’exprime à travers les compétences, les aptitudes et les valeurs. Promoteur de QLPB, Luc Vodouhe revient, dans cet entretien, sur la vision qui sous-tend le concept, les facteurs de son succès et les garanties de crédibilité qui entourent la compétition. Après huit saisons, il livre son ressenti et dévoile les grandes lignes d’une neuvième saison qui s’annonce riche en innovations.

 

Par   Anselme Pascal AGUEHOUNDE, le 30 janv. 2026 à 11h12 Durée 3 min.
#Luc Vodouhe #Dis-moi Qui est La Plus Belle

QLPB est désormais un sigle bien connu. De quoi s’agit-il exactement ?

Baptisée « QLPB » par le public, l’émission "Dis-moi Qui est La Plus Belle" met en valeur la femme africaine telle qu’elle est réellement : une femme aux multiples qualités, capable d’assumer plusieurs responsabilités à la fois. La femme africaine a une valeur inestimable. Elle transfigure le quotidien de l’humanité, assumant des charges variées, tout en rayonnant de beauté. Et c’est cette splendeur de la femme africaine que QLPB révèle au grand jour.

« Dis-moi Qui est La Plus Belle » est une émission de téléréalité qui met en compétition des femmes africaines à travers diverses épreuves physiques, culinaires, intellectuelles et culturelles, afin de révéler leur beauté, leur charme, mais surtout leur savoir-faire. Elle démontre que la beauté ne se limite pas au physique, mais se manifeste à travers une pluralité de compétences. C’est une émission qui ne ressemble à aucune autre. Avec "Dis-moi Qui est La Plus Belle", l’on se rend compte que la beauté n’est pas seulement physique. Elle se dessine à travers plusieurs aptitudes qui font de la femme africaine, un pilier de la famille, de la société, une superwoman. Autant la mythique superwoman européenne peut soulever des charges, entendre à une distance invraisemblable ; plus réelle, la femme africaine est exceptionnelle et peut faire une pile de choses à la fois et rester belle du matin au soir. Mieux, à travers son concept, QLPB est devenue un véritable moule de transformation et de renforcement de la confiance en soi. De nombreuses participantes découvrent, au fil de l’aventure, un potentiel qu’elles ignoraient. Elles en ressortent affirmées, conscientes de leur valeur et mieux armées pour s’imposer dans la société. « Dis-moi Qui est La Plus Belle » est donc une émission crédible qui révèle la femme africaine dans sa splendeur et la renforce à travers plusieurs épreuves.

Quelles sont donc les grandes étapes qui mènent au couronnement de la Reine ?

L’une des particularités de cette émission, c’est justement la diversité des épreuves auxquelles sont soumises les participantes. Tout débute par un appel à candidatures ouvert à plusieurs pays. S’ensuit une phase de présélection, basée sur des critères et thématiques bien définis. Les candidates retenues passent ensuite l’étape du casting, en présentiel ou en ligne, selon leur lieu de résidence. Les participantes sélectionnées prennent part au tournage et sont soumises à différentes épreuves destinées à révéler leurs talents et compétences. Chaque étape est évaluée par des jurys indépendants et impartiaux, en plus du vote du public, qui joue un rôle déterminant dans l’élection de la Reine. Et l’aventure ne s’arrête pas là ! Après son couronnement, la Reine exerce un mandat durant lequel elle mène des actions à fort impact. Quant aux autres candidates, elles repartent avec de nouvelles ambitions, des valeurs solides et une détermination renforcée. Tout le processus se déroule dans la plus grande transparence.

Parlant de transparence, vous le savez, les compétitions en général et particulièrement celles qui mettent en valeur la beauté, sont souvent criblées de soupçons de corruption ou de favoritisme. Comment faites-vous pour garantir neutralité et crédibilité ?

Comme vous pouvez le constater, « Dis-moi Qui est La Plus Belle », après huit saisons réussies, ne souffre d’aucun de ses préjugés. Il ne peut d’ailleurs en être autrement. Puisque nous prenons toutes les précautions pour garantir la crédibilité de cette émission. Elle se déroule sans parti pris et sans la moindre influence. Jawuntaa produit l’émission, mais ne décide en rien de l’issue de la compétition. En ma qualité de promoteur, je n’exerce aucune influence sur les jurys. Je ne suis même pas dans le secret de leurs délibérations. Et puis, le jury qui officie à la phase de sélection est différent du jury qui apprécie les différentes épreuves auxquelles les candidates sont soumises. Il n’y a donc aucun lien entre les jurys et les candidates ne sont jugées que sur leurs performances. En outre, le public est pleinement associé au processus. C’est d’ailleurs pourquoi le choix de la Reine est le plus objectif possible. De plus, un huissier assermenté supervise l’ensemble des étapes du processus pour en assurer la crédibilité. Ce sont tous ces garde-fous qui permettent de garantir la transparence de cette compétition qui ne ressemble à aucune autre ; de conserver, saison après saison, sa crédibilité et la confiance d’un public sans cesse croissant.

Avec un riche parcours, un public acquis, quel bilan faites-vous personnellement après huit saisons ?

Je peux le dire, le bilan après huit saisons est tout à fait satisfaisant. Pour la petite anecdote, quand j’entends ma fille dire « Papa, laisse-moi t’aider à faire ta valise» lorsque je voyage, je suis ému. Puisque ce sont des valeurs que nous véhiculons à travers l’émission « Dis-moi Qui est La Plus Belle ». L’impact de cette émission sur les participantes et sur le public est extraordinaire. On observe une évolution des mentalités et une meilleure valorisation des cultures africaines. Quand on réalise qu’il y a une prise de conscience rien qu’avec la diffusion de cette émission, on ne peut que se réjouir. C’est dire que le message passe et la vision est partagée. Elles sont nombreuses ces personnes qui, grâce à cette émission, en savent davantage sur l’origine de leurs patronymes. Vous savez, nous portons parfois des noms dont nous ignorons le sens et l’origine. Ce sont parfois des épreuves auxquelles les filles sont soumises et qui édifient le public. C’est pour nous une joie de lire dans les commentaires sur nos pages digitales des personnes qui affirment qu’elles ont découvert l’origine de leurs noms grâce à l’émission. QLPB est une émission qui plonge au cœur des réalités africaines pour en ressortir toute la richesse. C’est tellement impressionnant de voir comment les pratiques vestimentaires, culinaires, culturelles divergent, d’un pays à un autre, bouleversent parfois, mais conservent leur authenticité. Pour ne donner que l’exemple de la variété des protides : aujourd'hui, beaucoup de personnes savent que le varan est comestible parce que cela s’est fait sur QLPB. Les habitudes culinaires d’un pays à un autre choquent parfois mais c’est tout cela qui fait le charme de la cuisine africaine. C’est pour tout cela que l’émission « Dis-moi Qui est La Plus Belle » existe. Et s’il y a une chose à retenir de l’émission « Dis-moi Qui est La Plus Belle » c’est que toutes les femmes africaines sont belles. Toutes ont des compétences à faire valoir.

Une émission qui valorise l’Afrique et pourtant, QLPB n’échappe pas aux critiques!

Bien-sûr ! Des critiques, nous en avons reçues. Mais je puis vous avouer qu’en prenant l’initiative de cette émission, nous savions qu’il y aurait des critiques et je peux même dire que nous avons désiré ces critiques. Parce qu’il est question pour nous de bouleverser les perceptions, de sortir des stéréotypes occidentaux, de mettre le pied dans la fourmilière, de briser les tabous et d’amener l’Afrique à assumer toute la richesse de ses valeurs. Il ne s’agit ni de consacrer les habitudes occidentales ni d’adouber toutes nos pratiques ancestrales. Il est plutôt question pour l’Afrique de valoriser ce qu’elle a d’exaltant, de valoriser l’immense potentiel des femmes et d’assumer la place centrale de la femme dans la société. Ces critiques sont parfois nécessaires, car elles participent au débat et à la remise en question des stéréotypes. Notre ambition est de briser les tabous. Bientôt nous ferons le même exercice avec les hommes. Et je vous promets qu’il y aura encore des critiques. Puisque des hommes vont cuisiner, faire le shopping avec les femmes… Loin d’ébranler l’autorité de l’homme, ce sont des comportements qui honorent. Autant l’on ne peut cantonner le rôle de la femme aux tâches culinaires et domestiques, autant l’homme est appelé à se départir des pesanteurs sociales et de la mentalité rétrograde pour entrer dans une dynamique plus valorisante où la complicité et la solidarité entre femme et homme sont gages d’harmonie.

Vous l’aviez dit, la saison 9 démarre déjà. Que nous réserve-t-elle ?

Effectivement ! La nouvelle saison démarre dès demain et sera diffusée sur nos canaux habituels. Elle s’annonce explosive.  Je l’avais dit : elle sera totalement différente. Cette saison met en compétition 24 femmes issues de 16 nationalités.  Et comme je me plais à le dire, ce sera la Coupe d’Afrique des Nations de la Beauté qu’il ne faudra rater sous aucun prétexte. L’autre innovation de cette saison, et là, c’est vraiment un scoop que je vous donne, c’est qu’il y aura des éliminations. Des femmes vont quitter la compétition. Elles seront 24 à démarrer l’aventure mais il n’en restera au final que douze. Il y aura donc plus de sensation et de suspense, au grand plaisir du public qui pourra découvrir une palette de valeurs africaines. C’est parti pour trois mois de pur délice. Au Bénin la diffusion de QLPB 9 se fera tous les samedis à 21 heures (20 h Gmt) sur la chaîne Tvc. J’invite donc le public à prendre le rendez-vous dès ce samedi 31 janvier.