La Nation Bénin...
Le roman « Au nom du sexe, du
fric et du saint plaisir », une œuvre de 366 pages signée du Dr Sènamédé Shégun
Aizannon, a été officiellement lancé le vendredi 3 avril dernier à Parakou.
Placée sous le haut parrainage de la vice-présidente Mariam Chabi Talata, la
cérémonie a rassemblé un public varié autour d’une littérature engagée,
porteuse de réflexion et d’éveil.
Après son lancement à Cotonou,
le roman « Au nom du sexe, du fric et du saint plaisir » a également été
présenté au public de Parakou. Préfacé par la professeure Mabetty Touré,
l’ouvrage s’inscrit dans la tradition de la littérature engagée. Il propose une
lecture sans complaisance des dérives contemporaines, notamment le culte du
plaisir immédiat, la banalisation de la corruption, la perte du sens collectif
et la désorientation progressive de la jeunesse.
À travers une écriture mêlant réalisme et sensibilité, l’auteur dresse un tableau critique, mais lucide, des sociétés africaines en mutation.
Présentant l’ouvrage, Gaston Yamaro a mis en lumière le caractère volontairement provocateur du titre, qu’il interprète comme une satire sociale. Selon lui, l’auteur détourne une formule sacrée pour mieux dénoncer une nouvelle trinité qui gouverne certaines pratiques contemporaines, à savoir : le sexe, l’argent et la quête effrénée du plaisir. Il y voit un miroir tendu aux consciences, invitant chacun à s’interroger sur ses choix et ses responsabilités.
Dans son intervention,
l’auteur a tenu à rappeler que ce projet littéraire constitue avant tout un
message destiné à la jeunesse béninoise et africaine. Selon lui, le titre vise
à mettre en lumière un certain nombre de dérives observées dans les sociétés
africaines actuelles.
Il a souligné que, même si l’argent demeure indispensable dans la vie moderne, sa quête excessive pousse certains jeunes à s’engager dans des comportements déviants. « Des jeunes sont prêts à tuer ou à commettre d’autres actes graves, y compris à rejoindre des groupes terroristes, au nom de l’argent », a-t-il déploré. À travers son œuvre, l’auteur entend dénoncer ces maux et attirer l’attention collective sur la nécessité d’y remédier.
Dr Sènamédé Shégun Aizannon a également insisté sur l’importance d’une vigilance collective face aux défis qui menacent l’avenir de la jeunesse. Il a appelé à la création d’un environnement social favorable permettant aux jeunes de grandir dans de bonnes conditions, tout en développant un sens aigu des responsabilités et de la conscience citoyenne.
Par ailleurs, l’auteur a exprimé sa profonde gratitude à la vice-présidente de la République pour son soutien moral à cette initiative littéraire. Il a enfin souligné l’intérêt croissant manifesté par plusieurs structures pour cette œuvre, qu’il considère comme un véritable outil de sensibilisation et de transformation sociale.
« Au nom du sexe, du fric et
du saint plaisir » se présente ainsi comme un véritable cri d’alerte et un
appel à bâtir une Afrique fidèle à ses valeurs, tournée vers un avenir plus
juste et plus responsable.
Un roman engagé au service de la jeunesse africaine