La Nation Bénin...
La restitution des biens culturels et le
renforcement des partenariats muséaux ont mobilisé des experts béninois et
allemands, mardi 13 octobre à Cotonou. Objectif, examiner les acquis et les
perspectives de collaboration pour la valorisation du patrimoine culturel
La conférence sur la restitution et la
coopération entre musées, tenue mardi 13 octobre à Cotonou, a permis aux
experts des deux pays d’examiner les acquis et les perspectives de
collaboration pour la préservation et la valorisation du patrimoine culturel.
Organisée par l’ambassade d’Allemagne, en collaboration avec les ministères
béninois chargés de la Culture et des Affaires étrangères, la conférence
s’inscrit dans le programme de conférences du gouvernement fédéral allemand.
bassadeur d’Allemagne au Bénin, Dr Stefan Buchwald, a rappelé la responsabilité historique de son pays face à son passé colonial. Il a évoqué la restitution, à partir de 2022, de 22 bronzes du Bénin au Nigeria, ainsi que le transfert juridique de propriété de plus de 850 objets. Il a également souligné l’importance des collaborations scientifiques entre les deux pays, notamment avec l’École du patrimoine africain (Epa).
Les échanges ont mis en lumière le rôle de
la recherche de provenance dans l’identification des biens culturels conservés
à l’étranger. Cette démarche nécessite des compétences spécialisées, du temps
et des ressources financières. En mars 2026, l’Allemagne a créé un Conseil de
coordination chargé de faciliter le retour des biens culturels et des restes
humains issus du contexte colonial.
Perspectives
La professeure Barbara Plankensteiner, directrice du musée Markk de Hambourg et spécialiste de la restitution, a apporté son expertise sur les démarches allemandes et les expériences de coopération avec le Nigeria. Les contributions du professeur Houénoudé, titulaire de la Chaire Unesco consacrée aux retours et restitutions des biens culturels africains à l’Université d’Abomey-Calavi, ont également enrichi les discussions.
La plateforme numérique Digital Benin, qui recense des collections réparties dans 20 pays et conservées par plus de 130 institutions, a été présentée comme un outil de documentation et de mise en réseau.
La formation des professionnels, la
recherche sur les collections et les échanges scientifiques figurent parmi les
pistes envisagées pour renforcer le partenariat entre les deux pays.
Les échanges ont mis en lumière le rôle de la recherche de provenance dans l’identification des biens culturels conservés à l’étranger.