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Recrutement des agents de l'État : Un système moderne se dessine à Abomey

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Recrutement des agents de l'État Recrutement des agents de l'État

La cité historique d'Abomey abrite du 19 au 22 octobre 2026, des réflexions sur la réforme du système de recrutement des agents de l'État. Cet atelier organisé avec l'appui de la Banque mondiale et du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) vise à dessiner une fonction publique de mérite et de haute performance.

Par   Désiré C. VIGAN A/R Zou-Collines, le 20 oct. 2026 à 05h33 Durée 3 min.
#Recrutement des agents de l'État

La ville d'Abomey est devenue depuis hier le centre d'une réflexion stratégique sur le recrutement dans l'administration publique. Les travaux de quatre jours s'articulent autour de trois thématiques à savoir le cadre stratégique, juridique et institutionnel ; la transformation numérique et l'innovation et enfin la dernière thématique consacrée au financement, à la conduite du changement et à la feuille de route. Initiative du ministère de l'Économie et des Finances chargé de la Fonction publique, cette rencontre des cadres de plusieurs ministères sectoriels et des consultants est organisée par un comité placé sous l'égide de Cossi Eric Aïnamon, le secrétaire général du Mef. Eric Aïnamon a présenté l'enjeu de l'atelier comme une exigence républicaine pour optimiser et sécuriser le système de recrutement en vue de « bâtir une administration moderne, transparente, équitable et performante ». Selon lui, il est question pour les participants de diagnostiquer « sans complaisance » le mécanisme existant, d'identifier les blocages et de proposer des réformes innovantes.

Mérite et haute performance

 

La cérémonie de lancement des travaux a enregistré la participation du préfet du Zou. Opérateur économique dans une vie antérieure, le préfet a justifié sa présence par son intérêt pour les expériences qui se partageront sur la modernisation de l'administration. Fustigeant le laxisme et la qualité du personnel constaté sur le terrain après sa prise de fonction à la tête de la préfecture d'Abomey, il a déploré que certains agents, une fois l'emploi obtenu, manquent de conscience professionnelle. Contrairement au privé où seuls comptent les résultats et où le licenciement peut intervenir à tout moment, dit-il, l'administration publique tolère trop ces manquements. Il a donc appelé à mettre un accent particulier, au cours des travaux, sur la qualité des ressources humaines et la refonte du système de recrutement.

 


Le top départ des travaux a été donné, au nom du ministre de l'Économie et des Finances chargé de la Fonction publique, par Victorin Honvoh, le directeur de cabinet du ministre. A l'occasion, il a rappelé que le recrutement s'est appuyé pendant des décennies sur le concours classique, garant des principes d'égalité, de transparence et de mérite. Mais, il a confirmé par la suite que les mutations de l'environnement administratif, économique et technologique imposent de repenser le modèle. Il a fait allusion notamment à la transformation numérique, à l'émergence de nouvelles compétences, à la concurrence du privé, et au « vieillissement de certains corps ». Il a poursuivi qu'il faut désormais passer d'une simple logique de concours à un système intégré de gestion prévisionnelle pluriannuelle des emplois et des compétences. Un nouveau modèle capable d'anticiper les besoins réels des administrations, de simplifier les procédures, de réduire les coûts et les délais. Dans cette logique, il a invité les participants à formuler des propositions concrètes, audacieuses et réalistes, sans tabou, pour « dessiner une fonction publique de mérite, d'équité et de haute performance ».