La Nation Bénin...
Au Femoga, on parle raphia, saharienne aux coris, et coupe ethnique. Mais au Village du festival, au quatrième jour, ce jeudi 2 juillet, un autre courant prend toute la place : la Street Mode. Quand le bitume remplace les podiums...
Quand le luxe décliné sur les podiums descend au cœur de la cité ! C’est le pari fou des organisateursdu Femoga 2026. Si le thème officiel reste “Le vestiaire parfait pour la Ve République”, il s’est traduit dans la rue par : “Comment s’habiller gabonais, jeune, et porter au quotidien ?”
La rue, c’est là où tout commence, là où l’authenticité ne connaît pas de filtre et où les styles fusionnent pour créer quelque chose d’unique et de vibrant. En Street Mode donc, les mannequins du Femoga n’étaient pas, ce jeudi 2 juillet, en robe de gala sur l’asphalte au cœur de Libreville. Plutôt, les créateurs les ont habillées en prêt-à-porter qui déchire. Le code ? Base urbaine et touche ethnique à travers un détail qui ancre : un col en raphia, une poche wax, un patch brodé façon Nguélè, un imprimé inspiré des masques Punu. Objectif : porter le Gabon sans faire “costume de fête nationale”, en somme le Gabon comme tendance vestimentaire quotidienne, au bureau ou en sortie classe.
Les créateurs qui se sont surpassés ne visent pas la Paris Couture Week, mais la fac, les bureaux de start-up, les afterworks à Libreville, à Kinshasa ou à Cotonou. Des créations portables directement. Et ça marche ! À en juger la réaction positive du public qui a assisté au défilé de rue, smartphones en appui, partagés entre émerveillement et incrédulité.
La “Ve République” cherche-t-elle une identité moderne et enracinée dans le terroir ? La Street Mode Femoga en a donné une réponse : du beau, du glamour qu’on peut mettre même le lundi au boulot. Pari réussi pour Angèle Epouta, la déléguée du Festival, de faire passer le “Made in Gabon” du podium au trottoir. C’est au trottoir, d’ailleurs, que se gagne la bataille culturelle. Qui ne s’est jamais retourné dans la rue face au style captivant d’une passante ? C’est dire qu’il fallait surprendre le défilé de rue hier dans Libreville pour trouver son style autant que pour repérer les tendances promues par Femoga 2026. Et puis, c’est bien connu, quand on se sent bien dans un vêtement, tout peut arriver.