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Concours de recrutement dans le secteur de la justice: 100 places pour renforcer les personnels magistrat et greffier

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Les officiels procédant au lancement des épreuves du concours au Ceg Ste Rita de Cotonou Les officiels procédant au lancement des épreuves du concours au Ceg Ste Rita de Cotonou

Le concours de recrutement de 50 auditeurs de justice et de 50 élèves greffiers au profit du ministère de la Justice et de la Législation s’est tenu les samedi 20 et dimanche 21 juin derniers, sur toute l’étendue du territoire national. Avec près de 2800 candidats enregistrés, cette sélection vise à renforcer les ressources humaines du système judiciaire béninois et à accompagner la mise en œuvre d’une justice plus proche des citoyens.

Par   Ariel GBAGUIDI, le 22 juin 2026 à 00h46 Durée 2 min.
#Justice

Des centaines de candidats ont pris d’assaut les salles de composition aménagées au Collège d’enseignement général (Ceg) Sainte Rita de Cotonou, le week-end dernier, pour tenter d’intégrer les corps des magistrats et des greffiers.

Organisé au titre de l’année 2025, ce concours s’inscrit dans la continuité des actions mises en œuvre dans le cadre du Programme d’action du gouvernement (Pag) 2021-2026, explique Victorin Honvoh, directeur de cabinet du ministre délégué chargé du Budget et de la Fonction publique.

Au total, 100 places sont ouvertes soit 50 pour les auditeurs de justice et 50 pour les élèves greffiers. Cette opportunité est destinée principalement aux candidats non fonctionnaires, même si elle est ouverte aux agents de l’administration publique dans une proportion définie. « Il faut dire que c'est spécifiquement pour les candidats non fonctionnaires, mais il y a les candidats fonctionnaires qui sont également acceptés pour 10 % des places pour les auditeurs de justice. Pour les élèves greffiers, c'est autour de 30 % des places.», détaille Victorin Honvoh. Cette disposition permet d’ouvrir la sélection tout en favorisant le renouvellement des effectifs du service public judiciaire.

Sur près de 2800 candidats inscrits, environ 750 se présentent pour les épreuves d’auditeur de justice, tandis que 2 050 composent pour la catégorie d’élève greffier. La participation féminine est notable avec 30 % de femmes parmi les candidats auditeurs de justice et 41 % parmi les candidats greffiers.

Pour les auditeurs de justice, les épreuves ont porté sur trois matières principales à savoir la culture générale, la procédure pénale et la procédure civile. Les candidats doivent obtenir une moyenne générale suffisante et respecter des seuils minimums dans chaque matière pour être déclarés admissibles. Du côté des élèves greffiers, les candidats ont composé en culture générale et en droit pénal général, avec des exigences particulières fixées pour chaque discipline.

La répartition des centres d’examen a été pensée pour faciliter la participation des candidats. Les auditeurs de justice ont composé dans un centre unique à Cotonou et les élèves greffiers ont planché simultanément à Cotonou, Porto-Novo, Abomey, Lokossa, Parakou et Natitingou. Selon Victorin Honvoh, les équipes de supervision à l’intérieur du pays ont été déployées plusieurs jours avant le démarrage des épreuves afin d’assurer le bon déroulement du concours.

Pour une justice moderne et de proximité

Le concours répond à un enjeu majeur qui est celui du renforcement des capacités humaines du système judiciaire béninois. Yvon Dètchénou, ministre de la Justice et de la Législation, assure que ce recrutement poursuit deux objectifs essentiels à savoir assurer la relève et améliorer le fonctionnement de la justice.

« Le premier intérêt, c’est d’alimenter et de pourvoir le système judiciaire de toutes les ressources humaines nécessaires. Cela va permettre un renouvellement des équipes pour occuper la carte judiciaire », a-t-il déclaré.

Le ministre a également fait observer que le recrutement vient combler les vides liés aux départs à la retraite au sein du système judiciaire. « Il y a des départs à la retraite et il faut donc que ceux qui partent soient remplacés pour que le système continue de fonctionner », rappelle-t-il.

Ces nouveaux recrutements interviennent dans un contexte où l’État cherche à rendre la justice plus accessible et plus efficace. Les auditeurs de justice, appelés à devenir magistrats après leur formation, et les élèves greffiers, futurs acteurs clés du fonctionnement des juridictions, auront pour mission de contribuer au renforcement de la chaîne judiciaire. Pour Yvon Dètchénou, l’objectif final du recrutement reste l’opérationnalisation complète de la carte judiciaire et la construction d’une justice de proximité.

« Le système judiciaire continue de faire en sorte de remplir toutes les fonctions qu'on attend de la justice, de faire en sorte que la carte judiciaire soit opérationnalisée ; c’est pourquoi ces recrutements sont nécessaires pour que nous puissions atteindre les objectifs d'une justice de proximité. Une justice qui permet à chaque citoyen de pouvoir défendre ses droits », a-t-il soutenu.

Avec ce concours, le Bénin poursuit sa dynamique de préparation d’une nouvelle génération de professionnels capables d’accompagner les réformes judiciaires et de garantir un meilleur accès au droit pour les populations.