La Nation Bénin...
L’Afrique a marqué des points au cœur même de l’exigence arbitrale, lors du Championnat du monde indoor du jeu de balle au tambourin 2026, disputé à Rome du 26 février au 1er mars. Si la compétition sportive s’est achevée par le double sacre de l’Italie chez les hommes et les dames, l’un des faits marquants de cette édition demeure la qualité des prestations arbitrales africaines, incarnée notamment par la Béninoise Tania Anita Dadélé.
Arbitre internationale, la jeune Amazone Tania Anita Dadélé a enchaîné les désignations tout au long du Championnat du monde indoor du jeu de balle au tambourin, Rome 2026, disputé en Italie du 26 février au 1er mars. Ce qui est d’ailleurs un signe de la confiance affirmée de l’instance mondiale. En qualité d’arbitre principale, la jeune béninoise a dirigé plusieurs rencontres de haut niveau, dont Allemagne # Suède, Brésil # Catalogne chez les dames ; Belgique # Allemagne, Angleterre # Suède chez les hommes, ainsi que le duel des moins de 16 ans entre l’Italie et la Catalogne. A ces responsabilités s’ajoutent des missions en tant qu’arbitre assistante et arbitre de table, notamment lors de rencontres décisives comme le quart de finale masculin entre la Catalogne et le Portugal. En effet, dans un contexte marqué par une forte intensité tactique et une grande diversité de styles de jeu, la Béninoise Tania Anita Dadélé a su faire preuve de rigueur, d’impartialité et d’une parfaite maîtrise du règlement. Des qualités unanimement saluées par les observateurs et qui confirment sa progression au sein de l’élite mondiale de l’arbitrage du tambourin. Et si les sélections béninoises ont quitté la compétition prématurément, la performance arbitrale a permis au Bénin de rester visible dans cette arène internationale. Une satisfaction partagée d’ailleurs par Jean-Louis Gnidokponou, président du Comité de la région Afrique pour la promotion et le développement du sport tambourin. « La qualité de nos arbitres démontre que l’Afrique peut s’imposer par l’excellence, même dans un contexte de ressources limitées», a-t-il indiqué. Mais au-delà d’un parcours individuel exemplaire et apprécié par les férus de la discipline, la prestation de l’Amazone Tania Anita Dadélé envoie un signal fort. Elle ouvre des perspectives et peut, à terme, susciter des vocations chez d’autres jeunes Béninoises et Africaines, appelées à faire rayonner le continent par la compétence et le professionnalisme.
Qui est Tania Anita Dadélé ?
Passionnée de sport, Anita Ibiyemi Tania Dadélé, née un 26 juillet à Cotonou, découvre le jeu de balle au tambourin sur le campus de l’Université d'Abomey-Calavi. Pratiquante à ses débuts, elle s’oriente progressivement vers l’arbitrage, un choix qui s’impose comme une vocation. Le sifflet devient alors bien plus qu’un outil, une discipline, une exigence, presque une religion. Entre 2020 et 2024, elle s’engage résolument dans un processus de perfectionnement continu, multipliant les formations techniques et réglementaires. Cette rigueur lui ouvre les portes des compétitions majeures.
Sur le plan national, elle officie notamment lors du Championnat du Bénin 2023. A l’international, son parcours s’enrichit avec sa présence aux trois éditions consécutives du tournoi Louis Ganivenq (2023, 2024 et 2025), au tournoi Foutou Wezon en 2024, ainsi qu’à la Coupe du monde indoor 2023 en Italie. Cette dernière expérience constitue un tournant. Elle y arbitre plusieurs rencontres et se voit confier la finale dames opposant la France à l’Italie, en plus de fonctions de juge de table. Des responsabilités qui traduisent déjà la confiance placée en elle par les instances internationales. Et à Rome, en 2026, cette progression trouve une nouvelle confirmation. Matchs à fort enjeu, diversité des styles, intensité tactique; Tania Anita Dadélé répond avec assurance, impartialité et maîtrise du règlement. Ses prestations sont saluées et renforcent la visibilité du Bénin dans un domaine souvent discret mais fondamental. « Elle est très attentive et concentrée sur les matchs, et entretient une bonne communication avec ses pairs étrangers. Franchement, j’apprécie sa sérénité », a déclaré le président Jean-Louis Gnidokponou.
Maintenir le cap
Sur les parquets aussi bien nationaux que mondiaux, la jeune arbitre de 68 kilos pour 1 m 62 se convainc qu’il n’y a aucune pression à s’imposer. «Je dois simplement rester très attentive, concentrée, et me limiter à dire ce que j’observe», dit-elle. « Il m’est également essentiel de suivre et d’observer le travail de mes collègues durant les matchs, car nous sommes complémentaires. Je dois faire preuve de calme et garder une attitude souriante afin de maintenir une atmosphère sportive saine et respectueuse», a-t-elle ajouté. Et pour maintenir le cap, elle mise sur la régularité dans l’arbitrage des matchs à l’entraînement et sur une recherche constante de progression. « Savoir jouer le jeu permet aussi d’avoir une perception plus juste et plus fine des situations d’arbitrage», souligne-t-elle. Endurante et lucide, elle nourrit désormais l'ambition de transmettre. La formation des jeunes arbitres tambourinaires figure au cœur de ses projets, sans renoncer à son objectif personnel d’inscrire durablement son nom dans l’histoire de l’arbitrage mondial du jeu de balle au tambourin.
La jeune arbitre béninoise Tania Anita Dadélé, une trajectoire vers l’excellence arbitrale mondiale...