La Nation Bénin...
Le maire de Cotonou, Luc
Gnacadja, également vice-président de l’Association Internationale des Maires
Francophones, a pris part les 8 et 9 juin 2026 à Namur, en Belgique, à la 107ᵉ
réunion du Bureau de l’association. Cette rencontre a réuni près d’une centaine
de maires et représentants de villes et capitales francophones autour des
enjeux majeurs qui façonnent aujourd’hui l’action publique locale.
Placée sous le thème « Coopération internationale et transformation des politiques publiques locales », cette session a offert un cadre d’échanges sur les réponses que les collectivités territoriales peuvent apporter aux défis contemporains. Les discussions ont notamment porté sur le changement climatique, l’inclusion sociale, la transition numérique, la mobilité urbaine, l’emploi des jeunes et la résilience des villes face aux crises.
Au cours des travaux, Luc Gnacadja a souligné le rôle déterminant des collectivités locales dans la gestion des conséquences des crises mondiales. « Les crises sont mondiales dans leurs causes, mais locales dans leurs conséquences », a-t-il déclaré, mettant en avant la responsabilité des territoires dans le maintien de la cohésion sociale, la continuité des services publics et la mise en œuvre de solutions adaptées aux réalités des populations.
Le maire de Cotonou a également plaidé pour une évolution des mécanismes de coopération internationale. Selon lui, celle-ci doit désormais dépasser le simple financement de projets pour favoriser une véritable co-construction des solutions, renforcer les capacités d’action des territoires et reconnaître pleinement les collectivités locales comme des partenaires stratégiques du développement.
Pour l’édile de la capitale
économique béninoise, l’enjeu est de faire de la coopération internationale un
levier de transformation durable des systèmes de gouvernance locale. Une telle
approche permettrait d’améliorer la capacité d’exécution des collectivités et
de stimuler l’émergence d’innovations répondant efficacement aux besoins
spécifiques des territoires. Les échanges de Namur ont par ailleurs mis en
évidence l’importance croissante des réseaux de villes dans la gouvernance
mondiale. Les participants ont insisté sur la nécessité de bâtir un partenariat
renouvelé entre l’Europe et l’Afrique, fondé sur le respect mutuel, la
responsabilité partagée et la recherche de solutions communes aux défis du
développement.
Coopération internationale