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Championnat du monde indoor du jeu de balle au Tambourin: Jean Louis Gnidokponou dresse le bilan de la participation africaine

Sports
Un mondial formateur pour l’Afrique, malgré les obstacles Un mondial formateur pour l’Afrique, malgré les obstacles

Le rideau est tombé sur les Championnats du monde indoor du jeu de balle au tambourin, organisés à Rome du 26 février au 1er mars. Pour l’Afrique, le bilan dressé par Jean Louis Gnidokponou, président du Comité de la région Afrique pour la promotion et le développement du sport tambourin est encourageant sur certains aspects mais encore insuffisant pour corriger les retards structurels du continent.

Par   Abdul Fataï SANNI, le 03 mars 2026 à 13h10 Durée 2 min.
#Championnat indoor de la balle au tambourin

Organisés à Rome du 26 février au 1er mars, les Championnats du monde indoor du jeu de balle au tambourin ont connu leur épilogue avec le double sacre de l’Italie en hommes et dames. Durant 96 heures, près de 200 rencontres se sont disputées dans trois gymnases romains, offrant à la discipline une vitrine internationale. Du côté de l’Afrique, deux nations devaient défendre les couleurs du continent, le Bénin et le Maroc. Seul le Bénin a finalement effectué le déplacement à Rome, les sélections marocaines ayant été contraintes au forfait pour des raisons administratives. Le Bénin s’est ainsi retrouvé seul représentant africain sur les aires de jeu, avec deux sélections nationales, masculine et féminine, engagées sans complexe face à des adversaires aguerris. Le Togo, pour sa part, était présent en qualité d’observateur, tout en positionnant un arbitre sur la compétition, à l’instar du Bénin. D’ailleurs, sur le plan de l’arbitrage, l’Afrique a marqué des points. Les prestations de la Béninoise Tania Anita Dadélé et de la Togolaise Emilie Ako ont été unanimement saluées pour leur rigueur, leur impartialité et leur parfaite maîtrise des règles. Une reconnaissance qui, aux yeux de Jean Louis Gnidokponou, président du Comité de la région Afrique pour la promotion et le développement du sport tambourin, constitue un motif de satisfaction et un signal fort. « La qualité de nos arbitres démontre que l’Afrique peut s’imposer par l’excellence, même dans un contexte de ressources limitées», a-t-il déclaré. Par contre, sportivement, les résultats des équipes béninoises ont été qualifiés de « mi-figue, mi-raisin». Les athlètes, hommes et dames ont livré des prestations courageuses. Toutefois, le déficit d’infrastructures et surtout le manque criant de tambourins sur le continent demeurent un handicap. « On ne peut promouvoir durablement ce sport sans un accès régulier au matériel indispensable », a insisté le président du Comité Afrique, rappelant que la participation béninoise, pour la deuxième fois consécutive à un mondial, relève déjà d’un effort considérable.

Ambitieux plan de promotion

Ce rendez-vous mondial a également permis à Jean Louis Gnidokponou de présenter à la Fédération internationale du jeu de balle au tambourin (Fibat), un ambitieux plan de promotion et de développement de la discipline en Afrique. Il a notamment plaidé pour l’implantation, au Bénin, d’une usine de fabrication de tambourins, condition sine qua non pour démocratiser la pratique sur le continent. Le dirigeant africain a également attiré l’attention sur un autre frein récurrent. Il s’agit des difficultés d’obtention de visas pour les athlètes, formateurs et officiels africains désireux de participer aux compétitions et stages en Europe, notamment lors de tournois comme celui des Pennes-Mirabeau. Il a exhorté la Fibat à engager un dialogue avec les représentations diplomatiques européennes afin de faciliter la mobilité sportive, gage de pérennité pour les compétitions internationales. En conclusion, Jean Louis Gnidokponou se veut optimiste. Pour lui, les revers actuels nourrissent les succès futurs. « Les défaites d’aujourd’hui sont le terreau des victoires de demain», affirme-t-il, convaincu que la jeunesse africaine, riche de son potentiel physique et de son engagement, finira par hisser le continent au sommet du jeu de balle au tambourin.