La Nation Bénin...
Nazaire Hounonkpè (Dgpr) recevant symboliquement le matériel offert à l'Ocpm[/caption]L’ambassade d’Afrique du Sud près le Bénin a initié, ce mercredi 18 juillet à Cotonou, « l’accomplissement de 67 minutes d’œuvres sociales » à l’Office central de protection des mineurs (Ocpm), dans le cadre du 100e anniversaire de naissance de Nelson Mandela. Cette initiative visant à marquer les 67 ans de vie sociale de l’ancien chef d’Etat sud-africain et son combat pour la justice, a mobilisé les partenaires de l’Ocpm dont l’Unicef.
Les partenaires de l’Office central de protection des mineurs (Ocpm) et de la lutte contre la traite des êtres humains ont manifesté leur générosité à l’endroit des enfants en situation de vulnérabilité de ce centre. C’est dans le cadre de « l’accomplissement des 67 minutes d’œuvres sociales » par les diplomates et chefs d’institutions partenaires à l’Office, ce mercredi 18 juillet, pour marquer les 67 ans de vie sociale de celui dont le nom reste gravé dans les mémoires : Nelson Mandela. Un grand homme d’Etat épris de paix qui reste immortel dans nos mémoires, reconnaît Séidou Houndé, directeur de l’Ocpm. Il faut dire que ce mercredi 18 juillet marque le 100e anniversaire de naissance de Madiba, né le 18 juillet 1918 à Mvezo et décédé le 5 décembre 2013.
Pour commémorer l’événement, l’Unicef, Ecobank, Mtn et autres structures, sous la houlette de l’ambassadrice d’Afrique du Sud près le Bénin accompagnée de celle des Etats-Unis, se sont rendus au Centre de protection des mineurs les bras chargés. 200 tee-shirts, 40 chaises, 10 tables, 50 draps, des moustiquaires, baby-foot, un congélateur, des pots de peinture, constituent le lot de matériel remis aux responsables de l’Office, en présence du directeur général de la Police républicaine, Nazaire Hounonkpè. Les partenaires promettent de revenir pour compléter les dons, le 27 juillet prochain, lorsque l’ambassade aura fini de collecter auprès des bonnes volontés, d’autres articles pour l’Office.
Selon l’ambassadrice d’Afrique du Sud, Noloutando Mayende Sibia, ce geste vise à honorer la mémoire de Nelson Mandela et commémorer le centenaire de sa naissance. Il est également question de reconnaître la grandeur de l’homme à travers l’héritage qu’il a laissé et continuer les bonnes œuvres qu’il a commencées pour rendre le monde meilleur.
Le choix de l’Office se justifie par le lien qui le relie au nom du clan de ‘’Madiba’’, le nom que les Sud-Africains évoquent avec une grande affection chaque fois quand ils parlent de l’icône.
Par ailleurs, l’ambassadrice sud-africaine a notifié que de passage à Cotonou sur invitation de Claudine Talon, l’année dernière, Graça Machel, épouse de Mandela, lui a demandé de se souvenir des enfants de l’Office central lorsque son ambassade veut organiser des activités à caractère social.
Réprimer les parents indélicats
Le représentant résident de l’Unicef, Claudes Kamenga, reconnaît pour sa part que Nelson Rolihlahla Mandela est un ardent défenseur de la justice et de l’égalité, respecté dans le monde et dont le courage continue d’être une source d’inspiration pour tout le monde. Estimant qu’il a poursuivi son rêve et ses convictions inlassablement avec dignité au péril de sa vie, Claudes Kamenga souligne que son combat pour l’égalité et la justice doit être continué. « Cette journée est l’occasion de montrer notre solidarité avec les plus défavorisés », a affirmé le représentant résident de l’Unicef, témoignant qu’au Bénin ce sont les enfants qui sont les plus vulnérables et qui subissent de grandes injustices et inégalités. Depuis dix ans, souligne-t-il, l’Unicef apporte son soutien à l’Office parce que la défense du droit des enfants est sa raison d’être. Plus de 20 000 enfants ont bénéficié d’une prise en charge appropriée pour faciliter leur réinsertion sociale, d’après Claudes Kamenga. Il se réjouit d’avoir passé 67 minutes à réhabiliter le centre de transit des enfants en signe de 67 ans d’action sociale de Nelson Mandela.
Les besoins sont grands, a indiqué le directeur général de la Police républicaine, Nazaire Hounonkpè. Il recommande au directeur de l’Ocpm de réprimer les parents indélicats, pour que le centre ne trouve plus de clients. Ainsi, les dons seront orientés vers les hôpitaux et les écoles. « C’est bon d’amener des cadeaux parce que les enfants sont dans le centre et ils ont besoin du minimum. Mais l’idéal pour moi, c’est d’œuvrer pour que les enfants se sentent à l’aise dans leurs propres milieux familiaux, dans leur propre village, dans leur propre pays », a confié l’inspecteur général de Police. Soulignons que tous les partenaires ont consacré 67 minutes d’œuvres sociales à l’Ocpm donnant la joie au cœur des enfants.