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Transformation des produits agricoles: Des unités modernes facilitées par le Pag 2

Economie
Des unités de transformation modernes existent dans plusieurs communes du pays et renforcent le processus d’industrialisation Des unités de transformation modernes existent dans plusieurs communes du pays et renforcent le processus d’industrialisation

L’industrialisation au Bénin a connu un essor fulgurant grâce au Programme d’action du gouvernement (Pag) 2, qui en a fait une priorité. Depuis sa mise en œuvre, les unités industrielles se multiplient, avec à la clé la transformation des produits agricoles, contribuant ainsi au développement du pays et à la création d’emplois.

 

Par   Alexis METON A/R Atacora-Donga, le 03 févr. 2026 à 07h05 Durée 3 min.
#Produits agricoles #Pag 2

La transformation des produits agricoles est aujourd’hui une priorité au Bénin. Des unités de transformation modernes existent dans plusieurs communes du pays et renforcent le processus industriel, lequel crée non seulement de l’emploi, mais favorise également le développement des secteurs d’activité. Le Programme d’action du gouvernement (Pag) 2 a ainsi impulsé un essor industriel notable, au grand bénéfice des populations. Celles-ci commencent d’ailleurs à s’habituer aux produits Made in Benin, désormais présents dans les rayons des supermarchés et mis en valeur à travers l'initiative « Consommons local », généralement organisée en octobre, conformément aux directives de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).

« La production de matières premières est un chantier auquel nous nous sommes attelés lors du premier Pag. Mais la transformation de ces matières premières, pour créer de la valeur ajoutée, générer des emplois et augmenter les revenus des acteurs, c’est le Pag 2 qui l’a véritablement amorcée », a expliqué Gaston Cossi Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche. Il s’exprimait ainsi le samedi 24 janvier à Natitingou, à l’occasion de la conférence itinérante sur les performances du secteur agricole. Le ministre a cité une dizaine d’unités de transformation de riz et six unités de transformation du karité dans le département de l’Atacora, dont une à Cobly, deux à Perma, ainsi qu’à Matéri et à Péhunco. Le département compte également, selon lui, deux importantes unités de transformation de l’anacarde, qui traitent non seulement la noix, mais aussi le jus issu de la pomme de cajou.

S’agissant de la mangue, fruit emblématique de l’Atacora, il existe actuellement cinq unités fonctionnelles. A très court terme, a ajouté Gaston Dossouhoui, deux nouvelles unités viendront renforcer le dispositif, avec pour objectif la production de mangue séchée et de jus de mangue. Les investissements du gouvernement dans le secteur agricole facilitent également la productivité. Celle-ci s’améliore grâce à la mécanisation agricole et à l’utilisation de semences améliorées, permettant aux producteurs d’obtenir de meilleurs rendements à l’hectare, notamment pour le riz, le maïs et le sorgho.

L’enjeu majeur demeure désormais la valorisation des produits. Il s’agit de permettre aux Béninois de produire ce qu’ils consomment et de consommer davantage ce qu’ils produisent. « La qualité doit être la note forte que nous mettrons désormais dans les modèles de transformation », a rappelé le ministre. Pour boucler efficacement la chaîne de production jusqu’à la consommation, il est nécessaire de mettre en place des opérateurs crédibles, appelés à travailler sur l’ensemble de la chaîne. Ceux-ci seront liés par contrat aux producteurs, chargés de livrer la matière première destinée à la transformation, a-t-il précisé.

Il revient enfin aux jeunes de s’engager localement afin de tirer profit des opportunités offertes et de contribuer au développement national. « Nous devons désormais travailler sérieusement sur les clusters agricoles, leur donner le pouvoir et la crédibilité nécessaires pour mobiliser des ressources auprès des banques ou d’autres institutions, afin de les mettre à la disposition des acteurs. Cela permettra de booster la production, de transformer les récoltes et d’accroître notre contribution au budget national», a suggéré le ministre.