La Nation Bénin...

Communauté des communes des lagunes côtières: La 3e mandature installée par le préfet du Mono

Société

Les conseillers communautaires de la Communauté des communes de lagunes côtières (Cclc) ont été officiellement installés. C’était au cours d’une cérémonie qui s'est tenue au siège de l'institution à Grand-Popo, mardi 12 mai dernier.

Par   Valentin SOVIDE, AR/Mono-Couffo, le 15 mai 2026 à 11h45 Durée 2 min.
#Grand-Popo #lagunes côtières

La Communauté de communes des lagunes côtières (Cclc) au Bénin est un regroupement intercommunal comprenant notamment Abomey-Calavi, Ouidah, Kpomassè, Comé et Grand-Popo. Sa mission principale est la mutualisation des moyens pour le développement durable des territoires riverains. En tant qu'établissement public de coopération intercommunale (Epci), ses missions se concentrent sur la gestion de l'environnement, le tourisme et le développement économique.

La cérémonie qui a été présidée par le préfet du Mono a connu la participation des maires de Grand-Popo, Comè, Ouidah, Kpomassè et Abomey-Calavi avec leurs adjoints et les présidents de commissions de leurs mairies respectives.

A l’occasion, c’est Carlos Yao Ayikpé, maire de la commune de Grand-Popo, qui a été élu pour présider l'équipe des 12 conseillers communautaires élus dans le cadre de la 3e mandature de la Cclc. Il sera soutenu dans ses charges par Kénam Mensah, maire de la commune de Kpomassè, et Jocelyne Sabine Fourn, première adjointe au maire de la commune de Ouidah.

Les missions de ce regroupement sont essentiellement la protection et la gestion de l'environnement. Il s’agit de lutter contre la dégradation des écosystèmes. Autrement dit, l’équipe devra œuvrer pour la protection des mangroves et la gestion durable de la biodiversité lagunaire. Elle devra également, à travers ses actions, faire la promotion du tourisme responsable qui passe par la valorisation du patrimoine culturel et naturel de la zone, notamment le tourisme écologique lié à la lagune et le patrimoine historique.

La Cclc travaille à renforcer la résilience des populations riveraines face aux changements climatiques en aménageant le territoire. Ceci passe par l’amélioration du cadre de vie et la structuration du territoire à travers des projets communs. L’autre avantage est la gestion des ressources partagées. Ces communes regroupées gèrent en commun les ressources naturelles partagées, comme le lac Ahémé et les lagunes, pour éviter leur surexploitation. C’est dire que la Cclc est mise en place pour pallier les limites des communes prises individuellement dans la gestion d'un écosystème partagé et pour opérationnaliser la coopération intercommunale.

Selon le préfet du Mono, Bienvenu Milohin, le territoire de ces communes que sont Abomey-Calavi, Comè, Grand-Popo, Kpomassè et Ouidah est unique en son genre.  C'est le territoire où fleuves, lacs, lagunes et océans cohabitent dans une parfaite harmonie, symbole d'une orchestration maîtrisée de dame nature. Le regroupement de ces communes en établissement public de coopération intercommunale est aussi singulier en ce sens qu'il chevauche les départements de l'Atlantique et du Mono.

Cependant, avertit-il, la tâche demeure immense. Un grand chantier amorcé par les précédentes mandatures attend cette 3e  mandature. Il s’agit de la mobilisation d'importantes ressources pour révéler le territoire intercommunal à travers des projets aussi bien fédérateurs qu'intégrateurs. A cet effet, le préfet du Mono a invité cette nouvelle mandature à poursuivre la procédure de sélection du cabinet devant assurer la mission d'élaboration des documents techniques spécifiques du business plan intercommunal de la Cclc, à créer la société d'économie mixte de la Cclc puis, à maintenir et renforcer l'implication de la Caisse des dépôts et consignations du Bénin et du Fonds africain de garantie et de coopération économique.