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C’est l’affaire de tous : l’UNESCO appelle à une mobilisation collective pour une information fiable

Société

Du 24 au 31 octobre 2026, la Semaine mondiale de l’éducation aux médias et à l’information met l’accent sur la responsabilité de chacun dans la construction d’un environnement informationnel plus sûr. À travers le thème « C’est l’affaire de tous – L’éducation aux médias et à l’information pour les peuples », l’UNESCO rappelle l’importance de développer l’esprit critique et les bons réflexes face à la circulation des contenus.

Par   Essènandé Florence KOUMENOUGBO (Coll.), le 03 nov. 2026 à 08h37 Durée 3 min.
#Unesco

Chaque jour, des millions de personnes consultent des informations sur les sites d’actualité, les réseaux sociaux et les plateformes numériques. Si cette diversité facilite l’accès au savoir, elle expose aussi le public aux rumeurs, aux fausses informations et aux contenus trompeurs. Dans ce contexte, savoir lire, comprendre et vérifier une information devient une compétence essentielle pour faire des choix éclairés.

C’est le message porté par la Semaine mondiale de l’éducation aux médias et à l’information. Pour l’UNESCO, cette démarche ne concerne pas uniquement les journalistes ou les spécialistes du numérique. Elle engage aussi les enseignants, les parents, les jeunes, les créateurs de contenus, les institutions et l’ensemble des citoyens. Chacun contribue, par ses choix et ses pratiques, à la qualité des informations qui circulent dans la société. La responsabilité est donc collective, aussi bien dans la production que dans la réception et le partage des contenus.

Des gestes simples pour mieux s’informer

L’éducation aux médias et à l’information aide à prendre du recul face aux contenus consultés. Avant de partager une publication, il est utile d’identifier sa source, de vérifier sa date et de rechercher des éléments qui confirment les faits rapportés. La confrontation de plusieurs sources fiables permet aussi de mieux comprendre un sujet et d’éviter les conclusions hâtives. Un titre accrocheur, une image émouvante ou un grand nombre de partages ne suffisent pas à garantir la véracité d’une information.

L’essor de l’intelligence artificielle rend cet apprentissage encore plus important. Des textes, des images et des vidéos peuvent être créés ou modifiés à l’aide de ces outils, parfois pour tromper le public. Une publication convaincante n’est donc pas nécessairement exacte. L’esprit critique permet de questionner les contenus, de reconnaître les limites des informations disponibles et de suspendre son jugement en cas de doute.

Au Bénin, cette sensibilisation peut trouver sa place à l’école, dans les familles, au sein des médias et dans les initiatives de la société civile. Des échanges, des ateliers et des exercices pratiques peuvent aider les jeunes comme les adultes à acquérir de meilleurs réflexes. Les médias ont également un rôle important à jouer par la vérification des faits et le respect des règles professionnelles.