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L'Ambassadeur de Chine au Bénin sur la question de Taïwan: La tendance à la réunification de la Chine est irrésistible

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Le principe d'une seule Chine ne saurait être contesté, la tendance à la réunification de la Chine est irrésistible.

Par   Zhang Wei, Ambassadeur de Chine près le Bénin, le 07 mai 2026 à 00h45 Durée 3 min.
#Chine #Zhang Wei

Le 10 avril 2026, M. Xi Jinping, Secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois, a reçu à Beijing la délégation du Kuomintang conduite par sa présidente, Mme Zheng Liwen. Cette rencontre entre les dirigeants des deux partis,   le Parti communiste chinois et le Kuomintang, qui survient après dix ans d'interruption, constitue une étape importante du dialogue interpartis dans le nouveau contexte actuel, et revêt une portée significative pour le développement tant des relations entre les deux partis que des relations entre les deux rives du détroit de Taïwan.

En tant que norme fondamentale régissant les relations internationales et consensus universel de la communauté internationale, le principe d'une seule Chine a une signification claire et sans équivoque : il n'existe qu'une seule Chine dans le monde, Taïwan est une partie inaliénable du territoire chinois, et le gouvernement de la République populaire de Chine est le seul gouvernement légitime représentant l'ensemble de la Chine. La question de Taïwan relève des affaires intérieures de la Chine. Elle est au cœur des intérêts fondamentaux de la Chine et constitue une ligne rouge qu'aucune force extérieure ne saurait franchir. Le peuple chinois ne tolérera jamais aucune ingérence étrangère dans ses affaires intérieures et défendra fermement la souveraineté nationale, l'unité et l'intégrité territoriale du pays.

Dans les paragraphes qui suivent, je voudrais partager avec vous, chers lecteurs de La Nation, quelques réflexions sur le contexte historique et les fondements juridiques de la question de Taïwan, sur la situation actuelle dans le détroit, ainsi que sur l'avenir des relations entre les deux rives.

Si l'on remonte le cours de l'histoire, la région de Taïwan a depuis toujours été une partie inaliénable du territoire chinois. Depuis les premières mentions écrites concernant Taïwan en l'an 230 de notre ère, le peuple chinois n'a cessé de mettre cette terre en valeur ; Taïwan a longtemps relevé de la souveraineté chinoise, et les compatriotes des deux rives partagent une même origine, une même langue et une même appartenance ethnique, unis par les liens du sang. Les deux rives du détroit entretiennent ainsi des liens historiques et culturels profonds.

En 1895, le Japon envahit la Chine et occupa illégalement Taïwan, mais le peuple chinois n'a jamais renoncé à recouvrer ce territoire. La Déclaration du Caire de 1943, la Proclamation de Potsdam de 1945 et l'Acte de capitulation du Japon, documents dotés d'une force juridique internationale, ont confirmé la restitution à la Chine de Taïwan, des îles Penghu et des autres territoires concernés. Le gouvernement chinois a par la suite rétabli l'exercice de sa souveraineté sur Taïwan. En 1949, le Gouvernement populaire central de la République populaire de Chine a été établi. En tant que seul gouvernement légal représentant l'ensemble de la Chine, il a légalement hérité et exercé la pleine souveraineté de la Chine, y compris sur Taïwan. Bien que les deux rives du détroit se trouvent dans un état spécial de confrontation politique prolongée, dû à la poursuite de la guerre civile et des ingérences extérieures, le statut de Taïwan en tant que partie du territoire chinois n'a jamais changé et ne saurait en aucun cas être modifié.

La résolution 2758 adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1971 a confirmé que le gouvernement de la République populaire de Chine est le seul gouvernement légitime représentant l'ensemble de la Chine. Elle a ainsi consacré le statut international du principe d'une seule Chine et constitue une garantie essentielle pour la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan. En 2024, les pays africains, aux côtés de l'Union africaine, ont adopté la Déclaration de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine, réaffirmant leur attachement ferme au principe d'une seule Chine et leur soutien à l'ensemble des efforts déployés par le gouvernement chinois pour réaliser la réunification nationale, faisant ainsi entendre la voix de la justice en faveur du respect du principe de non-ingérence dans les affaires intérieures et de la préservation de la paix et de la stabilité.

Cependant, les autorités de la région de Taïwan dirigées par Lai Ching-te et le Parti démocrate progressiste, au mépris de la volonté populaire, s'obstinent dans leur position en faveur de l'« indépendance de Taïwan » et s'efforcent par tous les moyens d'entraver les échanges et la coopération entre les deux rives. Leurs agissements ne font qu'aggraver, sur le plan concret, le climat de confrontation et nuisent à la paix et à la stabilité dans le détroit. Malgré les perturbations et les sabotages constants des forces séparatistes visant l'«indépendance de Taïwan » et l'ingérence extérieure, rien ne saurait infléchir la tendance historique de la réunification inéluctable de la Chine.

La question de Taïwan est née de la faiblesse et du chaos de la nation chinoise; elle sera résolue lorsque le renouveau national deviendra une réalité. Quels que soient les changements de la situation internationale ou de la situation dans le détroit de Taïwan, la tendance générale au grand renouveau de la nation chinoise ne changera pas, et le mouvement irrésistible qui rapproche les compatriotes des deux rives et les amène à se retrouver ne changera pas. Nous sommes convaincus qu'avec le soutien des pays amis tels que le Bénin et ceux de la communauté internationale, la mission historique de la réunification complète de la Chine sera assurément accomplie.