La Nation Bénin...
Un rassemblement a viré au drame ce samedi à Saint-Étienne, dans le centre-est de la France. Un manifestant a été amputé de la main par l’explosion d’une munition policière lors de la journée nationale de mobilisation, un drame qui survient dans un climat déjà incandescent après la mutilation similaire d’un lycéen à Lens quelques jours plus tôt.
Les tensions ont éclaté en marge du cortège stéphanois réunissant syndicats, collectifs contre la précarité et délégations de lycéens mobilisés. D’après des sources concordantes rapportées par l’Agence France-Presse (AFP), la victime a été touchée de plein fouet par la déflagration d’une grenade tirée par les forces de l’ordre, entraînant une amputation traumatique instantanée. Pris en charge par les soignants de rue puis évacué en urgence absolue vers le centre hospitalier universitaire, l’état global du blessé fait l’objet d’un suivi médical étroit.
Cet incident est survenu dans un contexte de contestation aiguë du maintien de l’ordre en France. Le 5 octobre dernier, un adolescent de 15 ans avait déjà eu la main arrachée par une munition explosive aux abords du lycée Auguste-Béhal de Lens, provoquant l’embrasement du mouvement lycéen et la multiplication des blocages d’établissements dans plusieurs villes. C’est portés par cette indignation que de nombreux jeunes s’étaient joints aux cortèges de ce samedi.
La répétition de ces mutilations met la doctrine policière française sous une pression sans précédent. Alors que le parquet local et les instances de contrôle ont ouvert des investigations pour établir la conformité des tirs aux règles d’engagement et au principe de stricte nécessité, les appels à bannir définitivement les grenades de désencerclement et lacrymogènes explosives se multiplient au sein des organisations civiles et de défense des droits fondamentaux.