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Étudier avec l’intelligence artificielle au Bénin : comment l’utiliser sans devenir dépendant ?

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Étudier avec l’intelligence artificielle au Bénin Étudier avec l’intelligence artificielle au Bénin

L’intelligence artificielle s’installe dans les amphithéâtres béninois. Comment en profiter sans lui abandonner sa réflexion, alors que l’Université d’Abomey-Calavi a défini ses règles d’usage ?

Par   Akanni BANKOLE LANIBA (Coll.), le 11 oct. 2026 à 10h07 Durée 3 min.
#Étudier avec l’intelligence artificielle au Bénin

Le 16 juillet 2026, l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) a présenté sa stratégie d’intelligence artificielle à l’horizon 2030, accompagnée d’un cadre éthique et d’une charte d’utilisation responsable. Pour les étudiants, celle-ci autorise l’IA pour enrichir la compréhension, générer des idées ou vérifier des informations, à condition de mentionner l’outil utilisé et la nature de son apport. Elle interdit de présenter comme personnel un contenu généré par IA sans déclaration ni contribution intellectuelle significative, ou de s’en servir pour contourner une évaluation.

Un risque documenté par la recherche

 

Une étude publiée en 2025 dans la revue PNAS a suivi près de 1 000 lycéens d’un établissement turc pendant des séances de mathématiques. Ceux qui utilisaient un assistant d’IA sans garde-fous ont mieux réussi les exercices, mais ont obtenu 17 % de moins à l’examen sans l’outil que le groupe témoin. Une version conçue pour donner des indices plutôt que des réponses a quasiment supprimé cet effet négatif. L’expérience portait sur un seul établissement et une seule matière : ses résultats ne se généralisent pas automatiquement aux étudiants béninois.

Cinq réflexes pour garder la main

 

Le premier réflexe qu’il faut avoir est de chercher d’abord seul. Tenter un exercice avant de solliciter l’IA permet d’identifier ses difficultés. Demander un indice plutôt que la solution complète aide à poursuivre le raisonnement.

Ensuite, il faut se faire interroger. Demander à l’outil de poser des questions sur un cours, puis répondre sans consulter ses notes, permet de vérifier sa compréhension.

Le troisième réflexe est de vérifier les réponses. L’IA peut inventer des références ou se tromper sur les chiffres, le droit et les réalités du pays. Les cours et les sources officielles restent indispensables.

La quatrième astuce est de connaître les consignes. À l’université, chaque enseignant doit préciser en début de cours les usages permis ou interdits. Il faut aussi déclarer l’outil utilisé et son apport, et ne confier à l’IA ni données personnelles de tiers ni documents confidentiels.

Enfin, il faut s’entraîner sans assistance. Refaire un exercice en temps limité, sans IA ni notes, permet de mesurer ce qui a réellement été assimilé.