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Commerce agricole : la CEDEAO étend son dispositif de suivi au Bénin

Economie

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) étend son dispositif de suivi du commerce et des marchés agricoles à neuf nouveaux pays, dont le Bénin. Cette initiative vise à mieux identifier les obstacles à la circulation des produits agricoles et à faciliter les échanges entre les États membres.

Par   Essènandé Florence KOUMENOUGBO (Coll.), le 02 nov. 2026 à 09h13 Durée 2 min.
#Cedeao #Marchés agricoles

Le commerce des produits agricoles occupe une place importante dans les échanges entre les pays ouest-africains. Pourtant, leur circulation au-delà des frontières reste confrontée à diverses entraves. Pour mieux documenter ces difficultés, la CEDEAO a développé le SCORECARD, un tableau de bord consacré au commerce et aux marchés agricoles.

Cet outil permet de suivre l’application des règles communautaires relatives à la libre circulation des produits agricoles, forestiers, pastoraux et halieutiques. Il sert également à recueillir et à analyser des données sur les obstacles au commerce intrarégional. Les informations obtenues doivent aider les autorités à évaluer la mise en œuvre des textes communautaires et à orienter leurs décisions.

Neuf nouveaux pays concernés

Après une première phase pilote au Ghana, au Niger, en Sierra Leone, au Togo et au Tchad, le dispositif sera étendu à neuf autres États. Il s’agit du Bénin, du Cap-Vert, de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Liberia, du Nigeria et du Sénégal. Cette extension a été recommandée lors de la 68e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, tenue le 14 décembre 2025 à Abuja, au Nigeria.

Selon l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation de la CEDEAO, des missions nationales débutteront le 2 novembre 2026. Elles permettront de sensibiliser les autorités et les acteurs concernés, de présenter la méthode de collecte et d’analyse des données, puis d’identifier les institutions qui participeront au dispositif. Des équipes nationales et des points focaux seront également mis en place pour assurer le suivi du processus.

Pour le Bénin, cette initiative offre un moyen supplémentaire de mieux documenter les difficultés liées au commerce agricole avec les pays voisins. Les données recueillies pourront aider à repérer les entraves à la circulation des produits et à proposer des mesures adaptées.

Toutefois, le SCORECARD ne supprimera pas automatiquement les obstacles aux frontières. Son efficacité dépendra de la fiabilité des données collectées, de la régularité du suivi et de leur prise en compte par les autorités. L’enjeu est de faire de cet outil un véritable appui à la libre circulation des produits et à l’intégration des marchés agricoles en Afrique de l’Ouest.