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Patrimoine culturel immatériel de l’Unesco: Démarrage des travaux préparatoires pour l’inscription de la Gaani

Culture
Une des attractions de la Gaani avec la sortie des tambours sacrés Une des attractions de la Gaani avec la sortie des tambours sacrés

Les membres du Conseil scientifique et le personnel technique de l’Agence de sauvegarde de la culture du grand Borgou sont en atelier, depuis lundi 19 janvier, à Parakou. C’est dans le cadre des travaux préparatoires pour l’inscription de la Gaani en tant que fête traditionnelle, art, spectacle et tradition équestre, sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.

Par   Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori, le 21 janv. 2026 à 05h03 Durée 2 min.
#gaani #Unesco

Fête identitaire, culturelle, cultuelle et rituelle des Baatonu et Boo, la Gaani sera bientôt inscrite au patrimoine immatériel de l’Unesco. Le gouvernement est à pied d’œuvre pour qu’il en soit ainsi. L’atelier ouvert, lundi 19 janvier à Parakou, participe de ses démarches qui sont déjà très avancées. Il réunit les membres du Conseil scientifique et le personnel technique de l’Agence de sauvegarde de la culture du grand Borgou.

Selon le représentant du ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Djimi Edah, c’est une initiative qui contribue à la promotion et au rayonnement du patrimoine culturel du Bénin. L’objectif, a-t-il précisé, est de faire de cet évènement qui n’en demeure pas moins celui de tout le Bénin, un point d’attraction touristique sous régionale et mondiale.

Le gouvernement ayant déjà procédé au lancement des démarches, le directeur général de l’Agence de sauvegarde de la culture du grand Borgou, Yarou Bio Marcel Orou Fico, a indiqué, justifiant le bien-fondé de la rencontre, qu’elle est la continuité du processus enclenché. « Avec la Gaani qui a déjà la chance d’être inscrite sur la liste du patrimoine national, un travail a donc déjà été fait. Là, nous récupérons maintenant les résultats de ce travail et nous prolongeons jusqu’à aller inscrire l’évènement sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco », a-t-il poursuivi.

Quant au président du Conseil scientifique, Ahmed Bio Migan, il a insisté sur la rigueur scientifique du processus. Il est également revenu sur le rôle que son conseil aura à jouer dans l’élaboration du dossier d’inscription. « Cet atelier nous permet de définir la méthodologie de travail. Il est en même temps un renforcement de capacités pour les membres du Conseil scientifique qui auront à assister le secrétariat technique de rédaction de ce dossier », soutient-il.

En effet, le travail de collecte se fera sur toute l’étendue du territoire du Barutem où la Gaani se célèbre. « Le siège de la Gaani, c’est à Nikki. Mais nous serons partout où on parle de la Gaani. Les équipes de l’agence vont sillonner les royaumes et chefferies traditionnelles où la Gaani se célèbre. Elles sont même déjà à pied d’œuvre sur le terrain. C’est pour questionner les sachants et les tenants du savoir lié à cette célébration. Avoir leur accord pour l’inscription de la Gaani. C’est une recommandation ou une exigence de l’Unesco, avant de pouvoir procéder à l’inscription d’un évènement sur sa liste », détaille Yarou Bio Marcel Orou Fico.

Pendant cinq jours, les participants seront donc formés aux exigences et critères de l’Unesco. Ils auront droit à la présentation des différentes étapes du processus d’inscription, des outils à maîtriser et des attentes de l’organisation, en matière de patrimoine culturel immatériel.

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