La Nation Bénin...
Artiste chanteuse, guitariste et griotte originaire de Parakou, Amy-Mako, de son vrai nom Amina Bouandoko Orou, était à l’honneur, le samedi 1er août dernier, à la célébration du 66e anniversaire de la fête de l’indépendance à Cotonou où elle a interprété et exécuté l’hymne national du Bénin, en langue Dendi. Elle a fait le même exercice à la cérémonie de montée des couleurs, ce lundi 3 août, à la Cour suprême à Porto-Novo, à l’invitation du président de la haute juridiction, Victor Dassi Adossou. A l’issue de sa prestation, le journal La Nation s'est approché de l'artiste pour en savoir un peu plus sur son projet. Lisez plutôt son interview
La Nation : Amina Bouandoko Orou alias Amy-Mako, on vous a vue à la célébration nationale de la fête de l’indépendance, le samedi 1er août dernier à Cotonou, exécuté l’hymne national du Bénin en langue Dendi. D’où est venue l’idée de traduire "L’Aube nouvelle" en langue nationale Dendi ?
Amy-Mako : Je pense que l’idée est venue des autorités de ce pays, le Bénin. Les années antérieures, l’hymne national, avait déjà été chanté en Fon. Et moi j’étais tranquillement chez moi à Parakou quand j’ai reçu un appel du ministère en charge de la Culture me demandant si je pouvais proposer une interprétation de l’hymne national en Dendi. J’ai dit oui. J’ai commencé à travailler et c’est après que j’ai compris que c’était une compétition. Il y avait d’autres artistes aussi. Le ministère a écouté les audios de chacun de nous. Et par la grâce de Dieu, Amy-Mako a été choisie pour cette interprétation. Moi-même je ne savais pas. C’est quand je suis arrivée pour les répétitions qu’on m’a expliqué qu’il y avait eu une sélection d’abord au niveau ethnique, puis entre les artistes sur le rythme déjà proposé.émue. Je rends grâce à Dieu d’abord. C’était la toute première fois que l’hymne national était chanté en Dendi lors de notre fête de l’indépendance. Et ce matin j’ai appris que chaque premier lundi du mois, la Cour suprême chante l’hymne en langue nationale. Et cette fois c’était en Dendi. Le président de la Cour suprême était content. Il m’a fait l’honneur de me faire visiter les lieux. Je dis merci au président de la Cour suprême, au président de la République et au ministère en charge de la Culture.
Et la suite de ce projet ? Est-ce que ça s’arrête là ?
Non, ça ne s’arrête pas là. Ce projet a commencé avec la fête de l’indépendance. Dès que je rentre, je vais rapidement faire le clip de l’hymne national en Dendi. Le clip sera prêt d’ici deux à trois semaines pour diffusion pour le public. J’ai vu qu’il existe déjà le clip en Fon. Il faut maintenant celui en Dendi pour nos enfants.